Chaque année, le télescope spatial Hubble se tourne vers les planètes géantes de notre Système solaire. Objectif : suivre les changements qui se produisent dans leur atmosphère. Avec, pour effet collatéral plutôt agréable, de nous offrir toujours plus de merveilleuses images.

Le télescope spatial Hubble vient tout juste d'achever sa tournée annuelleannuelle des planètes géantesplanètes géantes de notre Système solaire. Une tournée réalisée chaque année depuis plus de cinq ans déjà dans le cadre du programme Outer Planets Atmospheres Legacy (Opal). Son objectif : suivre les évolutions des atmosphères changeantes de ces géantes gazeusesgéantes gazeuses. Tout autant les évolutions extrêmes que les mouvementsmouvements plus subtils.

L’atmosphère turbulente de Jupiter

Un cliché de Jupiter pris le 4 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (<em>Goddard Space Flight Center</em>), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et <em>the OPAL team</em>
Un cliché de Jupiter pris le 4 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (Goddard Space Flight Center), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et the OPAL team

Sur Jupiter, par exemple, Hubble a pu suivre une atmosphèreatmosphère en constante évolution. L'apparition de plusieurs nouvelles tempêtestempêtes, des vortex cycloniques allongés de couleur rouge, parfois très bien définis, d'autres fois plus flous. Et un changement de couleur au niveau de l'équateuréquateur qui se teinte en orange. Du côté de la Grande Tache rougeGrande Tache rouge, une structure beige et plusieurs tempêtes cycloniques blanches.

Une Saturne changeante

Un cliché de Saturne pris le 12 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (<em>Goddard Space Flight Center</em>), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et <em>the OPAL team</em>
Un cliché de Saturne pris le 12 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (Goddard Space Flight Center), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et the OPAL team

Du côté de Saturne et de ses anneaux, les images de Hubble montrent des changements de couleur rapides et extrêmes dans les bandes de l'hémisphère nordhémisphère nord. Une région qui, comme nous sur Terre, vient d'entrer dans l'automneautomne. Et au niveau du pôle sud, une jolie teinte bleutée, marque de l'hiverhiver.

Uranus et sa calotte polaire

Un cliché d’Uranus pris le 25 octobre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (<em>Goddard Space Flight Center</em>), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et the OPAL team
Un cliché d’Uranus pris le 25 octobre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (Goddard Space Flight Center), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et the OPAL team

Sur UranusUranus, Hubble a observé une calotte polairecalotte polaire nord particulièrement brillante. Le résultat probable d'une augmentation du rayonnement ultravioletultraviolet venu du SoleilSoleil. Et peut-être, d'un changement d'opacité du méthane atmosphérique ou d'une variation de quelques particules d'aérosolaérosol. Mais la limite de la calotte reste la même que ces dernières années. Le fait, imaginent les astronomesastronomes, d'une sorte de courant-jetcourant-jet qui formerait là une barrière.

La tache sombre de Neptune toujours au rendez-vous

Un cliché de Neptune pris le 7 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (<em>Goddard Space Flight Center</em>), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et <em>the OPAL team</em> 
Un cliché de Neptune pris le 7 septembre 2021. © Nasa, ESA, A. Simon (Goddard Space Flight Center), and M.H. Wong (Université de Californie, Berkeley) et the OPAL team 

Les images de Neptune montrent que la fameuse tache sombre, que les astronomes ont récemment vu changer de cap, est toujours présente. L'hémisphère nord autour d'elle s'est assombri. Et une forme sombre et allongée entoure aussi le pôle sud de la planète.