À la différence de l'ATV européen, le cargo spatial du Japon n'est pas autonome pour s'amarrer et se décrocher de la Station spatiale. Pour cela, il doit utiliser le bras robotique Canardarm2 de l'ISS, comme le montre cette photo réalisée le jour de la séparation de l'HTV-3. © Nasa

Sciences

L'HTV-3 a réussi sa rentrée atmosphérique destructive

ActualitéClassé sous :Astronautique , HTV , HTV-3

Amarré à la Station spatiale internationale depuis le 27 juillet, le cargo spatial HTV-3 du Japon a été désorbité le 12 septembre. Malgré une petite frayeur au moment de la séparation avec l'ISS, sa mission s'est bien déroulée.

Le troisième cargo spatial du Japon s'est désintégré dans l'atmosphère terrestre après une mission de 47 jours amarré à la Station, au cours de laquelle il a livré de la nourriture, des vêtements et des équipements scientifiques dont une caméra d'observation de la Terre et l'expérience Aquatic Habitat et ses couples de poissons. Il a également apporté cinq CubeSats qui seront largués depuis la Station cet automne.

L'HTV-3, baptisé Kounotori3 (« cigogne » en japonais), a été désamarré de l'ISS par le bras robotique de la Station spatiale le 12 septembre. Petite frayeur, l'engin a effectué une manœuvre d'évitement qui l'a sorti de sa trajectoire nominale de séparation sans que l'on sache exactement pourquoi (la Jaxa et la Nasa n'ont peut-être pas souhaité communiquer en détail sur cet incident sans gravité).

L'HTV-3 au moment de sa capture par le bras robotique de l'ISS, le 27 juillet. © Nasa

Il a ensuite allumé les gaz et s'en est allé plonger dans l'atmosphère terrestre, au-dessus de l'océan Pacifique, pour s'y désintégrer. La rentrée destructive de l'HTV ne s'est pas faite à vide. L'engin était rempli de détritus de toute sorte de l'ISS.

Une boîte noire à bord de l’HTV-3

À noter que lors de ce retour d'orbite, l'HTV embarquait deux instruments, pour enregistrer différents paramètres sur les conditions de sa rentrée atmosphérique, un peu comme une boîte noire. Pendant toute la descente, des mesures de position, d'accélération et de température ont été acquises, ainsi que des images pour mieux comprendre sa le déroulement de sa désintégration. L'idée est d'obtenir des informations suffisamment précises pour les prendre en compte dans la conception et l'exploitation des futurs engins spatiaux de façon à mieux prévoir la chute des éléments qui ne se consument pas dans l'atmosphère et réduire les zones de point de chute.

Cet engin automatique est le troisième du genre à rejoindre la Station spatiale internationale, après ceux de septembre 2009 et janvier 2011, sur les sept prévus pour la période 2009-2016. Ils sont fournis par le Japon pour payer sa part des coûts d'exploitation de l'ISS selon le principe du barter element, un système de troc mis en place par les partenaires de la Station spatiale internationale : chacun finance sa part de l'utilisation de l'ISS par la fourniture d'un service du même montant que sa contribution.

Au-delà de cette date, le Japon a choisi de fournir une capacité de retour d’orbite pour la période 2017-2020. Quant à l'Europe, elle a fait le choix de collaborer avec la Nasa à son futur véhicule spatial MPCV, après la fin de l'utilisation de l'ATV.

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