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En Bref : l’HTV japonais s'est désintégré dans l'atmosphère terrestre

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Après une mission de deux mois accroché à la Station spatiale, le cargo spatial japonais s'est désintégré tôt ce matin au-dessus d'une zone désertique de l'océan Pacifique. Un troisième HTV devrait être lancé en janvier 2012.

Après une mission de deux mois, l'HTV japonais s'est largué de la Station spatiale et a été détruit dans l'atmosphère terrestre 36 heures plus tard. © Nasa

Amarré depuis fin janvier à l'ISS, le cargo spatial HTV du Japon a quitté la Station ce lundi. Après quelques tours autour de la Terre, il a été précipité au-dessus d'une zone inhabitée de l'océan Pacifique afin qu'il se désintègre dans l'atmosphère. Les morceaux de l'engin qui n'auraient pas été détruits ont terminé leur plongeon au fond de l'océan.

Cette descente a été suivie de l'intérieur de l'engin. Pour la première fois, en effet, le HTV embarquait un enregistreur REBR (Reentry Breakup Recorder) qui a mesuré jusqu'au bout plusieurs paramètres (température, pression, etc.). On espère ainsi mieux comprendre le processus de désintégration et pouvoir rendre moins dangereux, à terme, les déchets générés par la rentrée atmosphérique. Un enregistreur similaire est installé sur l'ATV Johannes Kepler de l'Agence spatiale européenne.

En hommages aux personnes décédées pendant le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars, les astronautes à bord de l'ISS ont placé à l'intérieur de l'HTV-2 des origamis représentant des grues, un oiseau très présent dans la culture japonaise. © Nasa

Un programme spatial épargné par le tremblement de terre

Logé dans un bouclier thermique, il devrait avoir fonctionné pendant au moins 5 minutes et on espère qu'il a eu le temps de transmettre ce qu'il a enregistré vers un satellite Iridium avant qu'il ne finisse sa course dans l'océan Pacifique. Fabriqué par Aerospace Corporation et financé par l'US Air Force, ce dispositif pourrait servir de prototype à une boîte noire pour les futurs systèmes de transport spatiaux.

Par ailleurs, maigre consolation pour un pays fait face à des défis économiques et environnementaux sans précédent, l'Agence spatiale japonaise a annoncé que l'HTV-3, en construction au moment du tremblement de terre, et deux autres satellites dont les lancements sont prévus cette année, n'avaient pas subi de dommages majeurs. Quant au centre spatial de Tsukuba, également touché par la tragédie du 11 mars, il est redevenu opérationnel.

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