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Santé

Paralysie du sommeil : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :Sommeil , paralysie du sommeil , trouble du sommeil

[EN VIDÉO] La paralysie du sommeil  Qu'est-ce que c'est, et qui touche-t-elle ? Sylvie Royant-Parola, psychiatre et médecin spécialiste du sommeil, répond à ces questions ! 

La paralysie du sommeil est un trouble du sommeil qui se caractérise par des périodes d'éveil durant lesquelles une personne se trouve dans l'incapacité de bouger. Ce phénomène peut s'associer à des hallucinations et un sentiment de danger ou d'oppression rendant l'expérience particulièrement pénible.

Mécanisme de la paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil est un trouble du sommeil paradoxal survenant au moment de s'endormir (paralysie hypnagogique) ou de se réveiller (paralysie hypnopompique). La personne est alors consciente et éveillée mais ne parvient pas à activer ses muscles.

En effet, le tonus musculaire est à cet instant inhibé par la glycine, un neurotransmetteur produit afin d'éviter qu'un individu ne se mette à reproduire dans la réalité les mouvements qu'il exécute dans ses rêves. Si ce dispositif de sécurité chimique constitue en temps normal une protection contre les accidents nocturnes, il devient néanmoins le cœur du problème pour les personnes atteintes de paralysie du sommeil, qui se retrouvent alors dans l'incapacité de bouger ou d'appeler à l'aide.

Cette sensation désagréable est généralement rendue plus angoissante encore par des hallucinations auditives, visuelles ou même sensitives, ainsi qu'un sentiment d'oppression, de suffocation ou de mort imminente. Plusieurs patients décrivent une présence dans la pièce, et parfois un intrus assis sur leur poitrine, qui les empêche de respirer.

Qui est atteint par la paralysie du sommeil ?

La distribution de ce trouble varie grandement en fonction du groupe ethnique et peut également être influencée par des facteurs génétiques. Il demeure néanmoins rare dans l'ensemble, affectant entre 25 et 60 % de la population, avec seulement 0,3 à 6,2 % de ces cas atteints connaissant plus d'une occurrence de ce phénomène.

L'anxiété, des événements stressants ou une absence de sommeil réparateur peuvent favoriser sa survenue, ainsi que la consommation de certaines substances (drogues, médicaments et certains exhausteurs de goûts).

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