Dans les monde, environ 20 millions de personnes souffrent de schizophrénie. © freshidea, Adobe Stock
Santé

On en sait plus sur l'origine de la schizophrénie

ActualitéClassé sous :psychologie , cerveau , neurone

La schizophrénie est une maladie psychiatrique dont les origines échappent encore aux scientifiques. Une étude récente lève le voile sur la région cérébrale impliquée dans ce trouble.

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Hallucinations, perception altérée de la réalité, idées délirantes ou isolement social sont quelques-uns des symptômes de la schizophrénie, une maladie psychiatrie complexe qui concerne environ 600.000 personnes en France. Les efforts de recherche pour la comprendre ont permis d'identifier plusieurs facteurs génétiques favorisant son développement. Une étude récente fait un pas en avant supplémentaire en localisant dans le cerveau la région impliquée dans ce trouble. 

Le gyrus dentelé est la structure jaune en forme de C au milieu de cette coupe transversale de l'hippocampe d'un rat. © Yuni Kay

Une région du cerveau liée à la schizophrénie

Une mutation dans le gène codant la protéine SAP97 est le facteur de risque de schizophrénie le plus important connu à ce jour ; cela augmente de 40 % le risque de développer une schizophrénie. Le rôle normal de SAP97 n'est pas décrit en détail. Cette protéine est synthétisée par les neurones dans le cerveau et semble impliquée dans le fonctionnement des synapses - la zone de communication entre deux neurones ou un neurone et une autre cellule. Cette zone de flou a compliqué l'étude du rôle de SAP97 dans la schizophrénie.

L'étude parue dans Nature Communications, et menée à l'université de Californie du Sud, s'est focalisée sur le rôle de SAP97 dans le gyrus dentelé, une région cérébrale longeant l'hippocampe, lui-même pilote de la mémoire épisodique, entre autres fonctions. Des rats porteurs d'une forme anormale de SAP97 présentent des taux de glutamate, un neurotransmetteur responsable de la transmission glutaminergique, très important. Une observation qui lève le voile sur une fonction possible de SAP97 - contenir les signaux glutaminergiques dans le gyrus dentelé. Cette signalisation tous azimuts a aussi un effet néfaste. Elle induit des troubles dans la mémoire périodique chez les rats, l'un des symptômes de la schizophrénie. Cette étude est la première à identifier la région cérébrale dans laquelle SAP97 est active et à lier les altérations que sa forme mutée provoque dans le gyrus dentelé à la schizophrénie. 

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