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Danemark : Aasivissuit-Nipisat, terres de chasse inuites

Diaporama - Les nouveaux sites culturels dans le monde classés par l'Unesco
PhotoClassé sous :Nature , patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco , sites de l'Unesco
Danemark : Aasivissuit-Nipisat, terres de chasse inuites
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Terres de chasse inuites entre mer et glace. Se trouvant au nord du cercle arctique dans la partie centrale de l'ouest du Groenland, le site contient des vestiges de 4.200 ans d'histoire humaine. Les populations ont façonné un paysage culturel fondé sur la chasse aux animaux marins et terrestres, les modes saisonniers de migration et un patrimoine culturel immatériel riche et préservé, lié notamment au climat, à la navigation ou à la médecine. Parmi les caractéristiques du site, figurent de grandes maisons d'hiver et des traces de chasse au caribou ainsi que des gisements archéologiques des cultures paléo-inuites et inuites. Ce paysage culturel est présenté au travers de sept localités importantes, de Nipisat à l'ouest à Aasivissuit, près de la calotte glacière, à l'est. Il démontre la persistance des cultures humaines de cette région et leurs traditions de migrations saisonnières.

Texte Unesco (whc.unesco.org/fr/documents/165420) CC by-sa IGO 3.0 -- Photo : Vue vers l'ouest du lac d'Aasivissuit, prise à l'est de la zone proposée. © Laust Løgstrup, tous droits réservés

Troisième site groenlandais inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, l'île du Groenland, à 85 % recouvert de glace, est habitée par 55.000 habitants, dont 90 % sont issus de migrations d'Asie centrale. Menacé par le réchauffement climatique et jusqu'ici protégé par le froid, le site comprend aussi un environnement de sites archéologiques qui témoignent de l'histoire des populations inuites, de leurs activités sur cette partie du Groenland et de leurs traditions, comme ces habitats, les maisons d'hiver circulaires et semi-enterrées. Si la baleine fournissait de quoi se nourrir, se chauffer, elle permettait aux Inuits de construire des abris. La carcasse d'une baleine atteignant parfois 20 mètres de long, elle pouvait servir d'ossature pour la construction qui était complétée par pierres et bois, mottes de terre, tourbe et peaux.

Depuis des millénaires, cette population nomade vit de cueillettes, de pêche et de chasse communautaire. La chasse au caribou, animal fournissant chair, graisse et peau, était une technique élaborée nécessitant la participation de plusieurs familles pour la construction de clôtures imposantes, de plusieurs kilomètres de long.

Au gré des variations saisonnières (températures, luminosité, précipitations), les populations se déplaçaient sur des milliers de kilomètres de couloirs répertoriés en fonction des ressources disponibles. Les trajets et les points de repère étaient mémorisés avec un système toponymique propre aux Inuits, une cartographie mentale construite sur l'expérience directe, intime, et n'ayant pas de correspondance dans les canaux institutionnels. Plus qu'un savoir géographique vernaculaire dont leur survie dépendait, il constitue l'expression culturelle inuite ancestrale.