Par les traces « sentiers balisés » du Parc national de la Guadeloupe... © Nicolas, Fotolia

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Que voir au Parc national de la Guadeloupe ?

Question/RéponseClassé sous :Nature , le parc national de la Guadeloupe , Basse-Terre

Le Parc national de la Guadeloupe se situe en Basse-Terre, une île qui, avec Grande-Terre, dont elle est séparée par un bras de mer appelé Rivière Salée, donne à la Guadeloupe l'apparence d'un élégant papillon posé sur la mer des Antilles.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la Basse-Terre est une région montagneuse et il pleut plus souvent en Basse-Terre qu'en Grande-Terre. Pour préserver l'étonnante richesse de sa biodiversité, le parc naturel de Guadeloupe devient un parc national en 1989. D'une surface de 17.300 ha, il est le parc le plus vaste des Petites Antilles. Sa zone centrale protège des forêts primaires parmi les plus mieux préservées des Petites Antilles avec celles de l'Île de la Dominique. En 1990, il intègre la réserve naturelle du Grand-Cul-de-Sac Marin.

Les missions du Parc national de la Guadeloupe

Chargé d'une mission scientifique, le parc mène aussi des actions pédagogiques de sensibilisation à l'environnement et s'emploie activement à la protection de la faune et de la flore. Constitué essentiellement d'un massif montagneux couvert d'une végétation tropicale très dense, cet écosystème extrêmement riche abrite de nombreuses espèces animales et végétales. On n'y recense pas moins de 33 espèces d'oiseaux, plusieurs centaines d'espèces d'arbres et plus de 2.500 espèces de plantes à fleurs dont une centaine de variétés d'orchidées.

Quels sont les autres atouts du Parc national de la Guadeloupe ?

En empruntant les « traces », ces sentiers balisés qui sillonnent le parc, le visiteur s'enfoncera au cœur de l'île d'émeraude. Il est toutefois demandé de ne pas quitter ces sentiers afin de ne pas endommager la flore, avec bien sûr interdiction de cueillir fleurs ou plantes.

Le visiteur y découvrira des sites d'exception comme les Deux Mamelles ou le célèbre volcan de la Soufrière (1.457 mètres), qui manifeste son activité par des fumerolles et des sources chaudes en différents points de son dôme et de ses flancs.

Dans ce microclimat étonnamment frais, de nombreuses chutes d'eau jalonnent le site, comme le Saut de la Lézarde, la Cascade aux Écrevisses ou encore les impressionnantes chutes du Carbet avec ses trois chutes d'eau de 115 m, 110 m et 20 m de haut. Sans doute, est-ce pour cela que les Indiens caraïbes baptisèrent la Guadeloupe du nom de Karukera, « l'île aux belles eaux ».

La chute de la Lézarde. © SnippyHolloW, flick, CC by-sa 2.0

Quant au Grand Cul-de-Sac Marin, il est un réservoir d'une étonnante biodiversité : récifs coralliens, herbiers, mangrove où la faune est abondante. Depuis 1992, le Grand Cul-de-Sac Marin est déclaré « zone humide d'importance internationale pour les oiseaux d'eau ». Notez, qu'il est possible de découvrir cette avifaune en kayak ou en bateau... avec toutefois certaines périodes interdites notamment pour cause de nidification des sternes. La balade peut se poursuivre sur l'îlet Kahouanne et l'îlet Tête-à-l'Anglais.

À savoir

  • La mention « Recommandé par le Parc national de la Guadeloupe » permet de reconnaître les acteurs de l'écotourisme engagés dans la protection du patrimoine de l'archipel. Le symbole du Parc national de Guadeloupe est le raton-laveur.
  • Familièrement baptisé « La vieille dame » bien qu'il soit de formation relativement récente (100.000 ans), le volcan de la Soufrière est toujours actif, il inquiète autant qu'il fascine et fait l'objet d'une surveillance constante. Sa dernière éruption qui date du 8 juillet 1976 avait demandé l'évacuation de 70.000 personnes.
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