Depuis 2000, plusieurs agences spatiales ont souscrit à une charte visant à coordonner les moyens spatiaux en cas de catastrophe naturellecatastrophe naturelle ou technologique. La Charte Espace et catastrophes majeures, signée par l'ESAESA, le CNESCNES, l'ISROISRO (Agence spatiale indienne), l'Agence spatiale canadienneAgence spatiale canadienne et la NOAANOAA, stipule que les agences membres s'engagent à trouver une organisation commune très réactive pour fournir gratuitement les meilleurs services que l'espace peut rendre pour contribuer à la gestion de la crise.

 Image Spot du Volcan Etna acquise le 23 juillet 2001. De telles images prises à intervalles réguliers permettent d'aider les vulcanologues à évaluer la dangerosité des éruptions et leur évolution.<br /> &copy; CNES – distribution Spot Image, 2001<br />

Image Spot du Volcan Etna acquise le 23 juillet 2001. De telles images prises à intervalles réguliers permettent d'aider les vulcanologues à évaluer la dangerosité des éruptions et leur évolution.
© CNES – distribution Spot Image, 2001

Cet initiative illustre l'intérêt des observatoires spatiaux, qui permettent par ailleurs d'apporter une contribution décisive à la mise en oeuvre conventions internationales sur la biodiversitébiodiversité et la désertificationdésertification ou encore à la vérifications des traités comme celui de Kyoto concernant le changement climatique.

A l'échelle européenne, le concept de Surveillance globale pour l'environnement et la sécurité GMES (Global Monitoring for Environment and Security) s'impose comme un élément structurant de la politique spatiale communautaire. A l'échelle mondiale, les agences spatiales et les organismes chargés des systèmes d'étude de l'environnement se sont engagés dans une stratégie d'observation globale IGOS (Integrated Global Observing Strategy), dont l'objectif est d'assurer la continuité des observations à travers tous les systèmes disponibles.

Enfin, une politique de données adaptées aux besoins doit être mise en place, en particulier pour les pays en voie de développement qui n'ont pas les moyens d'acquérir les informations et de s'approprier la technologie, alors qu'ils seraient les premiers à avoir besoin et à pouvoir bénéficier de l'outil spatial.