Les feuilles d’ortie sont couvertes de poils urticants. © Carl Graph, Flickr
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Urticant : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :botanique , zoologie , méduse

Cet adjectif s'applique aux plantes ou aux animaux dont le contact ou la piqûre produit une éruption cutanée accompagnée d'une sensation de brûlure et de démangeaisons. L'exemple le plus courant est l'ortie, le mot urticaire provenant d'ailleurs du latin urtica (ortie) et urere (brûler). Chez l'ortie, l'irritation est provoquée par les poils des feuilles, qui libèrent un liquide urticant lorsqu'ils se brisent. L'histamine contenue dans ce liquide va provoquer une dilatation des vaisseaux sanguins et une rougeur, tandis que l'acide formique, corrosif, induit la sensation de brûlure. La sérotonine et l'acétylcholine vont eux stimuler les terminaisons nerveuses et provoquer la démangeaison.

Dans le cas des méduses, ce sont les cellules urticantes appelées cnidocytes et présentes sur les tentacules, qui, au contact de la peau, envoient un liquide venimeux. Selon l'espèce de méduse et l'étendue de la surface atteinte, la réaction cutanée peut être plus ou moins sévère, avec parfois une brûlure au deuxième degré et une douleur intense qui va irradier dans une large zone autour de la piqûre.

Plantes urticantes :

  • ortie ;
  • euphorbes ;
  • Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) ou Berce commune (Heracleum sphondylium) ;
  • panais urticant (Pastinaca sativa) ;
  • boutons d'or (Ranunculus repens) ;
  • figuier.

Animaux urticants :

  • chenille processionnaire ;
  • cnidaires : les plus urticants présents en France métropolitaine sont la physalie, la pélagie, la méduse rayonnée ou la cyanée bleue ;
  • certaines espèces de mygale.
La piqûre de physalie est extrêmement urticante. © severinus, iNaturalist

Comment soulager les piqûres urticantes ?

Généralement, l’urticaire disparaît en quelques heures, mais il peut aussi s'accompagner de réactions allergiques, comme avec la chenille processionnaire dont les poils peuvent être inhalés. Dans de très rares cas, il peut se produire un choc anaphylactique avec œdème et difficultés respiratoires.

L'effet urticant de l'ortie peut être neutralisé par des feuilles écrasées de menthe, de plantain ou d'oseille aux propriétés anti-inflammatoires. On peut aussi frotter sur la peau un oignon coupé en deux. Dans le cas des chenilles ou des méduses, la priorité est de retirer les poils ou les fragments de tentacules urticants. Les piqûres de chenilles peuvent être soulagées par des antihistaminiques.

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