La chenille processionnaire du pin

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La chenille processionnaire du pin est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l'ensemble des pays méditerranéens. Elle provoque un ralentissement de la croissance de l'arbre, une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts.

  
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La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) se nourrit d'aiguilles de pins et de cèdres. Il s'agit d'un problème de santé publique. Des méthodes de lutte contre ce ravageur doivent être envisagées dans les zones les plus touchées.

Nid de chenilles processionnaires du pin. © Jean-Claude Martin, DR

La chenille processionnaire du pin possède des poils urticants microscopiques qu'elle libère dans les derniers stades larvaires. Ceux-ci sont très allergènes et peuvent provoquer de violentes réactions chez l'Homme mais aussi chez les animaux domestiques (démangeaisons, problèmes respiratoires, ophtalmologiques, cardiaques, neurologiques, chocs anaphylactiques...).

Des chenilles de stade L3. © Jean-Claude Martin, DR

Les méthodes de lutte contre ce ravageur peuvent prendre différentes formes : sylvicoles, mécaniques pour des petites surfaces comme les jardins, chimiques à base de diflubenzuron.

Les luttes biologiques sont actuellement les plus employées. Les traitements insecticides microbiologiques à base de Bacillus thuringiensis kurstaki (BtK) sont les plus utilisés contre la processionnaire du pin. La cible est la chenille qui ingère le produit présent à la surface des feuilles, ce qui provoque sa mort. L'application du produit se fait généralement par traitement aérien au cours des premiers stades larvaires. Ce traitement est respectueux de l'environnement puisqu'il ne persiste que très peu après application et il a une spécificité d'action (lépidoptères). D'autres approches sont également à l'étude comme la prédation par les mésanges en favorisant leur implantation par des nichoirs ou le recours à des phéromones sexuelles (monitoring et confusion).