Comment se défendre d’avides prédateurs lorsque l’on n’est qu’une toute petite chenille ? Grâce à de redoutables appendices en forme de fouet. C’est en tout cas la stratégie développée par la chenille du hibou de Sibérie.

Contrairement à ce que son nom laisse penser, le hibou de Sibérie ne vit pas qu'en Russie. On le trouve aussi en Corée, en Chine et en Indonésie. Et ce n'est pas un rapace. Alors, certes, il vit la nuit. Mais c'est bel et bien un papillon. Brahmaea tancrei, comme disent les scientifiques. Avec des ailes de papillon plutôt imposantes aux motifs presque psychédéliques pour parfaire son camouflage sur l'écorce des arbresarbres.

Ce qu'il y a d'encore plus étonnant chez Brahmaea tancrei, le hibou de Sibérie, c'est sa chenille. Elle est toute petite et a surtout des allures de monstre extraterrestre. Avec des appendices en forme de fouet fixés à son thoraxthorax et à son arrière-train. Ils s'étendent de manière spectaculaire et changent de couleurcouleur au cours des premières minutes de vie de l'animal. Ils lui servent ensuite à frapper les prédateurs, les mouches ou les guêpes parasitoïdes qui tenteraient de l'approcher.

La chenille deviendra papillon

La drôle de chenille de ce papillon de nuit voit le jour en sortant d'un œuf parfaitement rond et blanc pâle. Un œuf qu'elle va ensuite -- comme le font beaucoup d'autres espèces de chenilles -- se mettre à dévorer. Parce qu'il est riche en nutrimentsnutriments.

Au bout de quelques semaines -- entre un mois et un mois et demi --, une fois complètement développée, la chenille Brahmaea tancrei perdra ses appendices. Elle s'enterrera pour se transformer en une nymphe sombre, mais d'apparence brillante. Et devenir enfin le beau papillon de nuit attendu, soit un mois environ plus tard, soit presque une année entière après s'être cachée sous terreterre si, en fonction de la duréedurée du jour et des températures, la chenille a décidé d'hiverner.