Lorsqu’elles arrivent jusqu’à la Terre, ces particules expulsées par le Soleil peuvent mettre en danger les astronautes ou même les personnes voyageant à bord des avions. Mais aussi, nos sociétés entières en perturbant le fonctionnement de nos satellites et de nos infrastructures électroniques. Grâce à ces chercheurs qui viennent enfin de localiser leur source, le risque va peut-être devenir plus prévisible.

Lorsque notre SoleilSoleil exprime sa ragerage, il lui arrive d'expulser, à grande vitessevitesse, des particules potentiellement dangereuses pour la vie sur Terre. Au moins de manière indirecte puisqu'elles sont susceptibles de perturber le fonctionnement de nos satellites et de nos infrastructures électroniques. Pour nos sociétés modernes, ce serait un coup dur.

Pour améliorer les prévisions de tempêtes solaires, les chercheurs tentent de mieux comprendre comment ces flux de particules sont produits. Et aujourd'hui justement, des scientifiques de l'University College London (Royaume-Uni) et de l'Université George Mason (États-Unis) annoncent avoir enfin localisé la source de ces particules au cœur du plasma que l'on trouve dans la chromosphèrechromosphère du Soleil, cette partie « centrale » de son atmosphèreatmosphère située entre la photosphèrephotosphère et la couronne solairecouronne solaire.

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En vidéo : l’énorme éruption solaire du 7 janvier 2014

En janvier 2014, des flux de particules énergétiques émis par le Soleil, chacun pendant au moins une journée, ont été mesurés par le satellite Wind (NasaNasa). À l'époque, une alerte avait été émise par le centre de prévision de la météorologiemétéorologie spatiale de la NOAANOAA (États-Unis). Les particules avaient été libérées d'une région de notre étoileétoile qui est souvent le siège d'éruptions ou d'éjections de massemasse coronale. Elle était alors visible depuis la Terre sous la forme d'une tache solairetache solaire.

Les boucles coronales au cœur du phénomène

Ce sont ces données que les chercheurs ont d'abord analysées. Ils les ont ensuite croisées avec des données de spectroscopie issues du satellite Hinode (Nasa, Agence d'exploration spatiale japonaise) pour découvrir que ces particules ont la même signature chimique que le plasma confiné près du sommet de la chromosphère du Soleil. Aux pieds des boucles coronales chaudes, ces boucles de champ magnétiquechamp magnétique et de plasma qui s'étendent dans l'atmosphère de notre étoile.

Les chercheurs confirment que ce plasma est maintenu dans l'atmosphère du Soleil par de forts champs magnétiques - une autre étude a mesuré le champ magnétique de la zone d'origine des flux de 2014 à quelque 8,2 kGkG. Et que des particules énergétiques peuvent s'en libérer à la faveur d'éruptions solaires ou d'éjections de matièrematière coronale. Cela arrive en moyenne cent fois au cours d'un cycle solaire qui dure onze ans. Elles peuvent alors voyager jusqu'à la Terre en quelques minutes seulement. Ou en quelques heures.

Avec le nouveau cycle solaire qui commence, les chercheurs espèrent avoir d'autres occasions de préciser leurs travaux. Grâce notamment au Solar OrbiterSolar Orbiter (ESAESA) et au Parker Solar ProbeParker Solar Probe (Nasa) qui devraient leur offrir des données plus précises que jamais.

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