Santé

Rage

DéfinitionClassé sous :médecine

La rage est une zoonose d'origine virale que l'on trouve chez les animaux domestiques et sauvages. Elle se transmet à d'autres animaux ou à l'être humain par la salive (par exemple par les morsures, les griffures, le léchage sur une excoriation cutanée ou par les muqueuses). Une fois que les symptômes de la maladie sont apparus, l'issue est fatale chez l'animal comme chez l'homme.

Les premiers symptômes, en général peu spécifiques, évoquent une atteinte des voies respiratoires, digestives ou du système nerveux central. Au stade aigu, les signes de grande agitation (rage furieuse) ou de paralysie (rage paralytique) prédominent. Dans les deux formes, la paralysie finit par devenir totale et aboutir au coma et au décès dans tous les cas, en général dû à une insuffisance respiratoire. En l'absence de soins intensifs, la mort survient dans les sept premiers jours de la maladie.

Transmission

A l'heure actuelle, dans les pays développés, les hôtes réservoirs de la rage sont surtout des animaux sauvages, à partir desquels la maladie se transmet aux animaux domestiques et à l'être humain. Récemment, les chauves-souris sont apparues comme un réservoir épidémiologique important dans certaines régions du monde (les Amériques et l'Australie). En Amérique du Nord, la plupart des cas mortels de rage documentés chez l'homme se sont produits à la suite d'une infection par la souche virale provenant de la chauve-souris argentée et, en Australie, on a observé au moins deux décès humains à la suite d'une exposition à un virus rabique jusque-là inconnu. En Amérique du Sud, on observe une recrudescence de la rage chez les animaux sauvages, notamment les chauves-souris. Pour la première fois en 2003, il y a eu sur ce continent plus de morts par rage à la suite de morsures d'animaux sauvages qu'à la suite de morsures de chien. Celui-ci reste néanmoins l'hôte principal en Afrique et en Asie puisqu'il est responsable de la plupart des décès par rage dans le monde.

La rage se transmet le plus souvent à l'être humain par morsure d'un animal infecté : chiens, chats, carnivores sauvages comme les renards, les ratons laveurs, les moufettes, les chacals, les loups ou encore des chauves-souris insectivores ou des vampires. Les bovins, les chevaux, les cervidés et d'autres herbivores peuvent contracter la rage mais la transmission du virus à d'autres animaux ou à l'homme, même si elle est possible, se produit alors rarement.

Traitement après exposition

Le moyen de protection le plus efficace contre la rage consiste à laver et à rincer la blessure ou le point de contact à l'eau et au savon, avec un détergent ou simplement de l'eau, puis à appliquer de l'éthanol ou de l'iode (en teinture ou en solution aqueuse). Le vaccin antirabique doit être administré en cas d'exposition des catégories 2 et 3 le plus tôt possible et en suivant les protocoles recommandés par l'OMS. Les immunoglobulines antirabiques doivent être administrées après toutes les expositions de catégorie 3 et après les expositions de catégorie 2 en cas de déficit immunitaire. La suture des plaies devrait être repoussée mais, si elle est indispensable, il convient d'appliquer au préalable des immunoglobulines. Le cas échéant, on entreprendra le traitement antitétanique et on administrera des antimicrobiens ou d'autres médicaments pour combattre d'autres infections que la rage.

Le recours à des immunoglobulines d'origine équine hautement purifiées devrait apporter à tout le moins une solution partielle aux problèmes de coût et d'approvisionnement pour les immunoglobulines humaines. On trouvera davantage de détails sur les traitements avant et après exposition dans les lignes directrices de l'OMS sur le traitement antirabique après exposition.

En cas d'exposition humaine à un animal chez lequel on soupçonne la rage, il faut s'efforcer immédiatement d'identifier l'animal, de le capturer ou de le tuer. En cas d'exposition de la catégorie 3, il faut commencer le traitement aussitôt après l'exposition, quitte à l'interrompre si l'animal est un chien ou un chat et s'il est toujours en bonne santé après 10 jours. Des échantillons tissulaires seront prélevés sur les animaux morts et envoyés pour diagnostic aux laboratoires compétents. Les services vétérinaires concernés doivent être notifiés et il faut se renseigner sur la situation épidémiologique dans la zone.

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