Santé

Un tatouage électronique ultrafin pour la surveillance médicale

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Des chercheurs américains ont mis au point un système électronique épidermique plus fin qu'un cheveu. Ce timbre transparent à coller sur la peau est porteur d'un circuit électronique qui permettrait de révolutionner la surveillance médicale. Explications.

Ce système électronique épidermique pourra-t-il remplacer les électrodes ? © John Rogers, Science

Aux États-Unis, une équipe de chercheurs et d'ingénieurs a mis au point un dispositif électronique ultrafin qui se fixe sur la peau à la manière d'un tatouage temporaire. Ses capacités apparaissent aussi nombreuses qu'insoupçonnées ! Ce dispositif s'avérerait capable de mesurer le rythme cardiaque ou encore d'accélérer la cicatrisation d’une blessure. Bienvenue dans le monde de l'infiniment technologique !

L'histoire de cette avancée a été publiée la semaine dernière dans la revue Science. Les auteurs, avec à leur tête John Rogers de l'université de l'Illinois (Urbana-Champaign), évoquent un Epidermal Electronic System (EES), ce qui pourrait se traduire en français par Système électronique épidermique.

Dans les faits, il s'agit d'une sorte de timbre ultrafin et transparent, porteur d'un circuit électronique ! Les chercheurs y ont intégré des détecteurs, transmetteurs et autres récepteurs d'informations. Tous miniatures bien sûr puisque l'ensemble n'est pas plus épais que... 50 microns. « Encore plus fin qu'un cheveu », précisent-ils.

« Ce dispositif se colle à la peau par simple attraction, sans interférer avec les mouvements », enchaîne Rogers. « Il se porte comme un tatouage temporaire ». Les chercheurs l'ont d'abord testé sur le bras, le cou, le front, la joue et le menton de plusieurs volontaires. Ils ont non seulement observé qu'il pouvait fonctionner pendant plus de 24 heures mais qu'il n'irritait pas non plus la peau.

Des applications nombreuses

Ensuite ? « Nous l'avons utilisé pour mesurer l'activité électrique produite par les muscles de la jambe et le cœur », poursuit John Rogers. En parallèle, les volontaires en question étaient également équipés d'électrodes classiques (avec gel conducteur, bandage...). Résultat, « les signaux fournis par l'appareil correspondaient à ceux pris par le système conventionnel ».

Et l'auteur d'imaginer un jour que « cette technologie pourrait remplacer les techniques de surveillance utilisées à l'hôpital », pour mesurer le rythme cardiaque, la tension artérielle et bien d'autres paramètres vitaux. Et pourquoi pas « s'en servir pour accélérer la cicatrisation de la peau ou la prise en charge d'autres affections cutanées » ? Voilà donc une technologie à suivre de près tant elle apparaît prometteuse et l'imagination de ses auteurs, particulièrement fertile...

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