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Le maquillage permanent est un tatouage dont le but est de colorer certaines parties du visage (sourcilssourcils, lèvres, paupières...). Il est soumis à la même règlementation que les tatouages « classiques », mais il est tout de même un cas à part. En effet, l'injection des colorants sous la peau - comme pour n'importe quel tatouage - est réalisée sur le visage, des zones particulièrement sensibles.

N'importe quel maquillage peut être réalisé en maquillage permanent : ombre à paupières, eyeliner, rouge à lèvres, grain de beauté et même taches de rousseur. Il suffit de choisir la teinte du colorant que l'on souhaite : bleu ou vert sur la paupière, brun ou rouge sur la bouche... Plus de maquillage qui coule, plus de perte de temps le matin. Une simple question d'esthétique, donc ? Pas toujours. « Certains patients souhaitent compenser la perte de cilscils et de sourcils après une chimiothérapiechimiothérapie, par exemple. Nous leur recommandons alors des professionnels du tatouage », insiste le Dr Nawel Amar, ophtalmologiste à Paris.

Les risques du maquillage permanent

Quels sont les risques du maquillage permanent ? « Le principal soucisouci est que les pigmentspigments peuvent changer de couleurcouleur et devenir grisâtres avec le temps », ajoute-t-elle. Pourtant, le Syndicat national de médecine plastiqueplastique (SNMPSNMP) assure que « les nouveaux pigments minérauxminéraux sont moins liquidesliquides et beaucoup plus concentrés en couleur. On obtient donc une meilleure tenue dans la peau ». En outre, « certaines personnes ont des cicatrisationscicatrisations difficiles ». Mais le plus grand risque est celui d'une possible infection, comme pour tout tatouage. En effet, l'effraction cutanée effectuée pour réaliser le tatouage n'est pas un acte anodin. C'est pourquoi un décret encadre à présent la formation des tatoueurs et esthéticiennes pratiquant le maquillage permanent.

Et si on souhaite effacer le maquillage permanent ? « La correction au laserlaser est difficile. Mieux vaut donc faire appel à ces techniques avec modération », reconnaît le Dr Amar.