Les réseaux sociauxréseaux sociaux déchaînent les passions quand il s'agit d'évaluer leur utilité. FacebookFacebook, babillage chronophage ou bavardage social utile ?

Pour certains, Facebook n'est qu'une plateforme de bavardages inutiles... © <a href="http://obion.fr/" title="Le blog d&#039;Obion" target="_blank">Obion</a>

Pour certains, Facebook n'est qu'une plateforme de bavardages inutiles... © Obion

Facebook : lieu d'échanges futiles ?

Il y a quelques mois, dans le Monde magazine (sur abonnement), Frédéric Filloux, pourtant grand observateur d'Internet, dressait le portrait de Facebook, avec le dédain habituel avec lequel on considère toutes les innovations en provenance du Web. Ce qu'on échange sur Facebook (mais également sur TwitterTwitter ou la plupart des médias sociaux) se résume à un « babillage » chronophage et décérébrant, estime le journaliste et consultant. Une des pires expressions de l'infobésité contemporaine.

Soit. On peut le voir ainsi. C'est pourtant ne pas voir grand-chose du fonctionnement de Facebook. C'est n'en voir que le murmur, que ce fil d'actualité qui disparaît à mesure qu'il s'affiche. C'est n'en voir que ces échanges subjectifs et incomplets, ce bavardage, cette conversation permanente pour ne rien dire, et oublier qu'ils sont depuis toujours le cimentciment des relations sociales. Certes, l'usage des sites sociaux peut-être chronophage (mais pas pour tout le monde et pas pour tous de la même manière). Quant à l'action décérébrante d'InternetInternet qu'agitent comme une menace quelques Cassandres, tel Nicholas Carr, on sait que ce n'est pas si simple : notre capacité à être attentif, n'est pas nécessairement un idéal. Si nous n'étions qu'attentifs, en fait, nous ne pourrions pas l'être : c'est notre inattention qui nous permet de construire notre attention.

Mais surtout ce bavardage et ces échanges ne sont pas aussi vains qu'ils y paraissent, pour autant qu'on veuille bien observer le rôle social et psychologique du bavardage.