Qu’est-ce qui pourrait dissuader Apple de lancer un vélo électrique ? © Renategranade0/Pixabay
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Apple Car ? Et pourquoi pas un Apple Bike ?

ActualitéClassé sous :Vélo électrique , mobilité douce , trottinette électrique

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Alors que les rumeurs autour d'un projet de voiture électrique et autonome chez Apple circulent depuis des années, on peut se demander pourquoi la firme à la pomme ne s'intéresse pas au marché de la mobilité douce qui est en pleine expansion et correspond à nombre de ses valeurs.

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La machine médiatique n'en finit plus de s'emballer à chaque évocation du projet d'Apple Car. Voilà bien six ans que l'on prête au fabricant de l'iPhone la volonté de lancer une voiture électrique dotée de fonctions autonomes plus ou moins poussées. Dernièrement, c'est la banque d'affaires Morgan Stanley qui a ravivé l'excitation en prédisant que la supposée Apple Car débarquerait en 2025 avec une conduite totalement autonome. Ce véhicule serait dépourvu de pédales et de volant et proposé non pas comme une voiture individuelle mais à travers un service de transport partagé.

Si l'on peut comprendre qu'Apple puisse avoir la volonté de « révolutionner » l'automobile comme il a pu le faire avec les smartphones, une question nous taraude. Pourquoi le géant californien ne s'intéresse-t-il pas à la mobilité douce en général et au vélo électrique en particulier ? Un marché qui collerait encore mieux avec le message éco-responsable, le discours santé/bien-être que porte l'entreprise et qui représente un levier de croissance des plus prometteurs.

Le marché du vélo électrique en plein boom

La conjonction de la pandémie et d'une prise de conscience de l'urgence environnementale a entrainé une hausse spectaculaire des ventes de vélos et trottinettes électriques. A tel point que la demande surpasse l'offre et que les fabricants ont bien de mal à suivre la cadence. Selon le cabinet NPD, entre juillet 2020 et juillet 2021, les ventes de vélos électriques ont littéralement explosées (+240%). Et d'après les projections de ResearchAndMarkets.com, le marché devrait atteindre 79,7 milliards de dollars d'ici 2026, contre 47,0 milliards cette année.

Difficile d'imaginer qu'Apple n'observe pas une telle tendance. Et si le géant américain pense pouvoir tirer son épingle du jeu sur un marché aussi complexe que celui de l'automobile, tout porte à croire qu'il en serait de même sur celui de la mobilité douce. D'autant plus que son positionnement haut de gamme trouverait de quoi prospérer sur le marché des vélos électriques. En effet, les modèles les plus cossus peuvent rapidement atteindre plusieurs milliers d'euros. Et il ne fait aucun doute que les aficionados de la marque à la pomme ne regarderaient pas à la dépense pour enfourcher un « iBike »

Portrait-robot du vélo électrique Apple

Comme à son habitude, Apple chercherait à « révolutionner » le marché du vélo électrique en proposant son interprétation basée sur un design distinctif, une ou plusieurs innovations technologiques clés et une intégration poussée avec son écosystème.

On pourrait imaginer un cadre aux lignes très épurées, jouant sur des matériaux haut de gamme tels que le titane et la fibre de carbone, voire un alliage inédit dont Apple nous vanterait les mérites.

La batterie serait sans doute intégrée d'une manière extrêmement discrète avec, là aussi, une innovation de nature à changer la donne. Peut-être du côté de la chimie utilisée avec une électrolyte solide et/ou une capacité de recharge ultra rapide ? Pour cela, Apple pourrait acquérir une entreprise possédant une technologie prometteuse, comme il l'a déjà fait à de nombreuses reprises.

On peut également imaginer un gros travail sur l'ergonomie du poste de pilotage, des passages de gaines totalement invisibles ou encore une gamme d'accessoires utilisant un système de fixation rapide dérivé de la technologie MagSafe. Apple porterait aussi sans doute un soin particulier au système d'affichage de son vélo électrique, avec une interface largement inspirée d'iOS. Quant à la technologie AirTag, elle trouverait logiquement sa place dans le cadre du vélo pour permettre de le localiser en cas de vol.

Le système de connexion rapide avec les terminaux Apple serait aussi de la partie. Par exemple, une Apple Watch pourrait se coupler au vélo pour le déverrouiller puis collecter des données (distance, cadence de pédalage, calories consommées, puissance développée...) et enregistrer le parcours et le dénivelé grâce à son GPS. Un iPhone pourrait jouer le même rôle. Les passerelles techniques et synergies possibles entre l'écosystème Apple et un vélo électrique sont nombreuses. Elles ouvrent quantité de possibilités pour créer le type d'expérience unique et fluide que revendique la marque à la pomme.

Des obstacles qu’Apple pourrait facilement surmonter

Bien sûr, on pourrait objecter qu'Apple n'a aucune expertise dans la conception d'un vélo. Mais recruter une équipe de design et d'ingénierie ne serait sans doute pas très compliqué au vu des ressources colossales et de l'attractivité dont jouit la firme californienne. Un tel projet ne manquerait pas de susciter un enthousiasme à même d'attirer les meilleurs talents.

En revanche, la maîtrise industrielle pour la production d'un vélo électrique est sans conteste l'un des plus gros défis qu'Apple aurait à relever. Mais, comme elle le fait déjà pour ses produits phares (iPhone, Mac, Apple Watch, AirPods...), l'entreprise pourrait s'appuyer sur un ou plusieurs partenaires capables de fournir les composants et d'assembler son vélo électrique. On pense, par exemple, à un constructeur comme Giant qui est l'un des principaux producteurs de cadres de vélos et fabrique pour nombre de marques de cycles. Une acquisition ou une prise de participation dans un fabricant répondant aux critères Apple est une autre possibilité.

De notre point de vue, les arguments en faveur d'un vélo électrique signé Apple ne manquent pas. Et si l'Apple Car finit par débarquer sur nos routes, on se demande bien ce qui pourrait faire obstacle à un « iBike », « iCycle », « Apple Bike » ou tout autre nom qu'il pourrait prendre.

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