Un intérêt majeur de l'étude des petits corps réside dans leur potentiel économique. Les ressources sur TerreTerre ne sont pas inépuisables, et l'on envisage d'exploiter, dans un futur proche, les richesses minières des astéroïdesastéroïdes.

Prospection des astéroïdes. © Vadim Sadovski, Shutterstock

Prospection des astéroïdes. © Vadim Sadovski, Shutterstock

La société Planetary Resources Inc, à laquelle se sont associés de richissimes investisseurs - rien moins que le cinéaste James Cameron et Larry PageLarry Page, le P-DG de GoogleGoogle, entre autres - s'est donnée pour mission de « rendre disponibles pour l'humanité les ressources naturelles quasi illimitées de l'espace », en commençant par mettre sur orbiteorbite des télescopestélescopes spatiaux destinés à repérer les astéroïdes les plus prometteurs.

Itokawa est un astéroïde silicaté survolé par la sonde japonaise Hayabusa. Il a été nommé en l'honneur de Hideo Itokawa, considéré comme le « père » de l'astronautique japonaise. © Jaxa

Itokawa est un astéroïde silicaté survolé par la sonde japonaise Hayabusa. Il a été nommé en l'honneur de Hideo Itokawa, considéré comme le « père » de l'astronautique japonaise. © Jaxa

Astéroïdes : des blocs de métaux purs !

Nous assistons actuellement à la naissance d'un immense marché, qui dépassera les 100 milliards de dollars dès le milieu du siècle. La cible ultime est constituée des quelque 10.000 astéroïdes identifiés à ce jour dans la ceinture flottant entre Mars et JupiterJupiter.

Un grand nombre de ces astéroïdes sont des blocs de métauxmétaux purs, des roches où la concentration en or, platineplatine, cobaltcobalt et autres métaux rares est de dix à cent fois supérieure à celle des mines terrestres. Les minéralogistes ont calculé qu'un kilomètre cube d'astéroïde de type métallique contient 7 milliards de tonnes de ferfer, 10 milliards de tonnes de nickelnickel, et suffisamment de cobalt pour satisfaire la consommation mondiale pendant 3.000 ans. Son exploitation pourrait rapporter 5 mille milliards de dollars.

On voit ici un échantillon de la météorite d'Esquel tombée en Argentine. C'est une météorite mixte : une pallasite composée de fer, nickel et olivine. C'est la plus belle des pallasites et la plus belle des météorites esthétiquement parlant. Elle a été découverte en 1951. © L. Carion, carionmineraux.com

On voit ici un échantillon de la météorite d'Esquel tombée en Argentine. C'est une météorite mixte : une pallasite composée de fer, nickel et olivine. C'est la plus belle des pallasites et la plus belle des météorites esthétiquement parlant. Elle a été découverte en 1951. © L. Carion, carionmineraux.com

Les ressources minières des astéroïdes

Les astéroïdes pourraient par ailleurs constituer d'avantageuses bases spatiales de précolonisation du Système solaireSystème solaire.

En effet, grâce à leurs ressources minières, ils peuvent pourvoir les colons en matériaux de constructionconstruction et satisfaire leurs besoins en eau, carbonecarbone et azoteazote. Les premières missions commerciales d'exploitation des ressources spatiales viseront probablement des astéroïdes-icebergs. On pourra faire fondre la glace qu'ils recèlent pour obtenir de l'eau. Et à partir de l'hydrogènehydrogène et de l'oxygèneoxygène obtenus, fabriquer le carburant qui fournira de l'énergieénergie aux vaisseaux en partance pour Mars et au-delà. Vue leur faible gravitégravité, l'énergie requise pour les quitter est beaucoup plus faible que celle qui est nécessaire pour se libérer de l'attraction terrestre.

Steven Ostro, chercheur au Jet Propulsion LaboratoryJet Propulsion Laboratory, a proposé à la NasaNasa d'étudier pour 2015 une mission d'extraction de l'eau qui abonde sur l'astéroïde 1998 KY 26, boule de glace qui pourrait servir de station-service sur la route de Mars.

Quant aux comètescomètes, elles constituent d'énormes réserves d'hydrocarbureshydrocarbures congelés qui pourraient servir de combustiblecombustible. Le noyau de la comète de Halleycomète de Halley qui revient tous les 76 ans dans les parages de la Terre, contient l'équivalent de 1.000 ans de consommation de pétrolepétrole.