Selon des chercheurs de l’université de Yale (États-Unis), après ‘Oumuamua et 2I/Borisov, nous devrions recevoir la visite de nombreux autres objets interstellaires issus des disques protoplanétaires d’étoiles lointaines. © David A. Aguilar, CfA, Wikipedia, Domaine public

Sciences

Comètes et astéroïdes interstellaires : ‘Oumuamua et 2I/Borisov ne sont qu'un début

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Les objets interstellaires. Pour l'heure, seuls deux d'entre eux ont pu être observés croisant dans notre Système solaire. Mais des chercheurs prétendent qu'il faut s'attendre à découvrir bien plus de ces comètes et astéroïdes dans les années à venir.

Lorsque 2I/Borisov a été récemment confirmé comme étant le second objet interstellaire - une comète, plus précisément - à transiter dans notre Système solaire, certains ont été étonnés. Mais pas ces astronomes de l'université de Yale (États-Unis). Ils venaient en effet juste de mettre le point final à une étude qui prévoit que quelques gros objets interstellaires comme celui-ci puissent nous apparaître chaque année. Ainsi que des centaines de plus petits...

'Oumuamua avait été le tout premier objet interstellaire découvert dans notre environnement proche en octobre 2017. Son origine a suscité de vifs débats. Jusqu'à ce que la comète 2I/Borisov entre en scène il y a quelques semaines. Et les chercheurs auront cette fois environ une année entière pour l'étudier.

Les objets interstellaires de type ‘Oumuamua – dont on découvre ici une vue d'artiste – et 2I/Borisov devraient permettre aux astronomes d’en apprendre plus sur les systèmes extrasolaires. Car ils sont potentiellement faits des mêmes matériaux que les exoplanètes… mais nous arrivent bien plus proches. © M. Kornmesser, ESO

Des objets issus de disques protoplanétaires

Pour l'heure, la plupart des exoplanètes connues sont situées trop près de leur étoile pour être capables d'éjecter de la matière qui voyagerait ensuite jusqu'à notre Système solaire. Alors les chercheurs de Yale imaginent que des planètes géantes ont pu se former à distance. Et celles-ci pourraient être responsables de la formation de comètes interstellaires.

Pour vérifier leur théorie, les chercheurs ont examiné de grands disques protoplanétaires brillants et proches capturés par le réseau Alma (Chili). Ils y ont repéré des « trous » qui ont pu être laissés par de telles planètes en formation et ont simulé ensuite la quantité de matériaux qu'elles ont pu éjecter. De quoi nourrir de nombreuses observations dans les années à venir, assurent-ils.

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