Apollo 17, la dernière mission du programme Apollo de la Nasa (décembre 1972). © Nasa

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Projet Sanctuary : une expédition privée sur la Lune pour les 50 ans d'Apollo 11

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En juillet 2019, tous les passionnés d'astronautique fêteront les 50 ans d'Apollo 11. Mais sans retour humain sur la Lune. La Nasa a en effet abandonné le projet d'un vol orbital habité. Pas d'Homme donc, mais des robots : un atterrisseur et le rover lunaire d'Audi seront envoyés sur le site d'Apollo 17 par le projet Sanctuary, qui profitera de l'occasion pour laisser une trace de l'humanité sur la Lune en y déposant 17 disques gravés.

Cinquante ans après les premiers pas de l'Homme sur la Lune, le projet Sanctuary, porté par huit membres, dont deux chercheurs du CEA-Irfu, a pour but de laisser les souvenirs de notre civilisation à d'éventuels explorateurs du futur. Pour cela, une mission privée décollera en 2019 et ira se poser non pas sur le site d'alunissage d'Apollo 11 mais sur celui d'Apollo 17, dans la région de Taurus Littrow. Elle sera lancée, peut-être par le Falcon 9 de SpaceX, depuis Cap Canaveral d'où les astronautes d'Apollo 11 s'envolèrent pour la mer de la Tranquillité, en juillet 1969.

Essentiellement financée par Audi et Vodafone, cette mission se compose de l'atterrisseur Alinea et du rover Audi Lunar Quattro. Elle a été réalisée par une équipe de 35 d'ingénieurs allemands de différents horizons techniques et qui s'est baptisée « les scientifiques à temps partiel » (PT Scientists).

Quant au rover lunaire, il s'agit de celui qui a concouru dans le cadre du Google Lunar X Prize. Il avait été éliminé de la course en raison de difficultés à trouver un lanceur disponible dans le délai imparti.

Un disque de démonstration du projet Sanctuary. Les disques finaux, d'un diamètre de 9 cm, seront composés de deux milliards de pixels de 1,4 micron chacun. © Sanctuary Project

Laisser sur la Lune une trace de l'humanité d'aujourd'hui

Sur les flancs de l'atterrisseur Alinea sera fixé un cube d'une dizaine de centimètres d'arête contenant 17 disques de saphir pesant 700 grammes. Gravés à leur surface, des pixels noirs et blancs 50 fois plus fins qu'un cheveu représenteront sous forme de textes, d'images, de diagrammes et de données codées l'intégralité de deux génomes humains (un homme, une femme), une sélection d'informations scientifiques, d'œuvres artistiques et de travaux collaboratifs.

L'idée rappelle les disques Golden Record embarqués à bord des sondes Pioneer et Voyager 1 et 2, lancées dans les années 1970, et destinés à une hypothétique civilisation extraterrestre. Chaque Golden Record contient des images et des sons censés présenter un instantané de l'histoire de notre monde à travers la diversité de sa vie et de sa culture.

Cela dit, le but du projet Sanctuary est tout autre. Il ne s'agit pas d'aller à la rencontre de civilisations extraterrestres. Ces 17 disques seront posés sur la Lune à l'attention d'éventuels découvreurs qui seront vraisemblablement nos descendants. Dans un lointain futur, il s'agira de leur parler de nous, d'ici et de maintenant.

  • Une mission veut commémorer les 50 ans d’Apollo 11 et les premiers pas humains sur la Lune.
  • Elle s’inscrit dans le projet Sanctuary pour laisser une trace de l’humanité sur la Lune.
  • La mission est financée par des fonds privés et réalisée par une équipe d’ingénieurs allemands.
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