Des analyses archéologiques révèlent que contrairement à ce que l’on pensait, la viande n’était pas forcément à la base de l’alimentation de nos ancêtres préhistoriques. Dans les Andes en tout cas, il semble que le régime alimentaire ait été largement dominé par des tubercules !


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    Nombre de découvertes archéologiques témoignent du fait que nos ancêtres étaient d'excellents chasseurs, comme les armes très sophistiquées développées au fil des millénaires, permettant parfois de chasser des proies importantes voire dangereuses. Il est ainsi apparu que la viande devait être à la base de l’alimentation des populations préhistoriques. Des restes de repas découverts dans certains abris ont toutefois révélé que ces chasseurs étaient également cueilleurs et agrémentaient leurs rations de diverses baies, de plantes, de fruits et noixnoix qu'ils pouvaient trouver. Ainsi est apparu le terme couramment utilisé de « chasseurs-cueilleurs ».

    A-t-on retrouvé le fameux « chaînon manquant » de l'humanité ? Découvrez l'histoire pleine de rebondissements de l'une des découvertes les plus capitales de notre existence sur cette planète. © Futura

    Les tubercules à l’honneur dans les Andes

    Il semble cependant que dans certaines parties du monde il faille plutôt parler de « cueilleurs-chasseurs ». Une étude archéologique réalisée sur deux sites dans les Andes, au Pérou, révèle en effet qu'il y a entre 9 000 et 6 500 ans, les communautés humaines de cette région se nourrissaient à 80 % de végétaux et seulement à 20 % de viande. L'étude, publiée dans Plos One, se base sur l'analyse isotopique des ossements ayant appartenu à 24 individus retrouvés sur les sites de Wilamaya Patjxa et de Soro Mik'aya Patjxa, tous deux situés à des altitudes d'environ 3 800 mètres sur l'Altiplano des Andes. Les résultats révèlent d'ailleurs que la base de l'alimentation devait être des tuberculestubercules, comme les pommes de terrepommes de terre. De quoi mettre à mal certains régimes dit « paléo » en vogue en ce moment !

    Image du site Futura Sciences

    Fouilles archéologiques sur le site de Wilamaya Patjxa sur les hauts plateaux des Andes. © Randy Haas

    Une adaptation aux rudes environnements des plateaux

    L'étude montre surtout l'adaptation des sociétés humaines vivant dans ces environnements de haute altitude et permet de mieux comprendre l'essor des premières économies fourragères, qui ont d'ailleurs certainement pavé la voie vers les futures économies agricoles dans les hauts plateaux des Andes.