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En 2012, Arianespace vise 13 lancements !

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Arianespace, pour sa traditionnelle conférence de presse de début d'année, fait le point de 2011, qui totalise neuf lancements réussis, dont le tir historique d'une fusée Soyouz en Guyane, et vingt-neuf satellites mis en orbite. Pour 2012, l'entreprise prévoit treize lancements, d'Ariane 5, de Soyouz et de Vega, avec d'autres mises en orbite de la constellation Galileo et la mise en service du petit lanceur Vega.

Comme chaque année, Jean-Yves le Gall, le P-DG d'Arianespace reçoit la presse lors de sa traditionnelle conférence de rentrée, organisée cette année à l'Automobile Club de France. © Rémy Decourt

L'année 2011 aura été marquée par l'arrivée sur le marché du Soyouz lancé depuis Sinnamary, en Guyane. Avec le lanceur russe, Arianespace est actuellement la seule société fournissant une gamme complète de lanceurs avec autant d'opportunités de lancement. Le marché du lancement spatial est en effet très large, entre les satellites géostationnaires et les charges utiles en orbite basse, petites (comme les 135 kg de chaque satellite Elisa) ou lourdes (l'ATV-2 Johannes Kepler et ses 20 t).

Avec l'entrée en service prochaine du petit lanceur Vega, Arianespace pourra de plus se positionner sur le secteur des petits satellites scientifiques d'observation de la Terre ou astronomiques, actuellement accaparé par les anciens missiles russes reconvertis en lanceur. Comme l'a souligné Jean-Yves le Gall (P-DG d'Arianespace), lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, « Arianespace mérite ses galons. Elle garantit à l'Europe un accès indépendant et pérenne à l'espace ».

Treize lancements en 2012

En 2012, Arianespace prévoit sept lancements d'Ariane 5, dont celui de l'ATV-3 Edoardo Amaldi à destination de la Station spatiale internationale. Elle prévoit également de lancer de cinq Soyouz (dont tr. Outre la poursuite du déploiement de la constellation Galileo avec les lancements des deux derniers IOV (satellites de validation en orbite) et des deux premiers FOC (capacité opérationnelle complète) sur les quatorze prévus, un Soyouz lancera depuis Baïkonour le satellite d’observation de la Terre Metop-B (en mai 2012).

En ce début d'année, c'est le premier tir d'un lanceur Vega qui retient l'attention. Le vol, prévu d'ici quelques semaines, est sous la responsabilité de l'Agence spatiale européenne.

Soyouz ne sera pas le seul lanceur utilisé pour déployer en orbite les satellites de la constellation Galileo. Ariane 5 s'en chargera également. Si Soyouz lancera deux satellites FOC à la fois, Ariane 5 pourra en envoyer quatre, installés sur le lanceur, comme le montre cette maquette. © Rémy Decourt

Concernant la prise de commandes, l'année 2012 s'annonce difficile en raison des restrictions de l'accès au crédit qui frappent les opérateurs de satellites, notamment les nouveaux entrants. Arianespace compte néanmoins tirer son épingle du jeu et s'arroger au moins la moitié des contrats. Pour l'instant, le carnet de commande lui assure trois années de travail. En 2011, sur les vingt-et-un contrats ouverts à la concurrence, elle en a remporté dix. Au 1er janvier, son carnet de commande atteint 4,5 milliards d'euros répartis en vingt-et-un lancements Ariane 5, quinze Soyouz, dont treize depuis le CSG et deux à Baïkonour et deux pour Vega.

Bilan 2011 d'Arianespace

En 2011, Arianespace a mis en orbite un total de vingt-neuf satellites au moyen de cinq Ariane 5 et de quatre Soyouz. Deux ont été tirés depuis Sinnamary, en Guyane et deux autres depuis Baïkonour. Sur un total mondial de seize lancements de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, Arianespace en a lancé la moitié.

Concernant les deux échecs Soyouz de 2011, qui sont la mise en orbite ratée du satellite Meridian (décembre 2011) et la perte d’un cargo Progress (août 2011), le P-DG d'Arianespace s'est voulu rassurant en expliquant que les lanceurs Soyouz qu'elle utilise sont soumis « aux mêmes revues et procédures de qualité imposées aux lanceurs de la famille Ariane 5 ».

Quant aux coûts d'opération d'Ariane 5, l'exploitation des trois lanceurs de la gamme en synergie permet de les réduire de 20 % par lancement. « Le fait d'opérer trois lanceurs nous permet de lisser notre activité, donc nos frais », affirme Jean-Yves Le Gall. Concrètement, quand Ariane 5 n'est pas en campagne de tir, comme c'est le cas depuis le 21 septembre, date du dernier lancement commercial, les personnels du site sont réaffectés à Soyouz, à la préparation du lancement de l'ATV-3 ou du premier tir du petit lanceur Vega.

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