Santé

Les inconvénients recensés des vaccins

Dossier - Vaccins : leurs effets sur notre système immunitaire
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Les vaccins sont devenus un sujet de société qui divise et crée la polémique. Pourtant, s'ils nous obligent à faire des anticorps, c'est pour nous empêcher d'être malades. Mais alors, comment la vaccination fonctionne-t-elle ? Le point dans ce dossier.

  
DossiersVaccins : leurs effets sur notre système immunitaire
 

Bien qu'ils aident à sauver de nombreuses vies, les vaccins n'ont pas que des avantages. Des réactions de l'organisme ou le rôle de certains adjuvants peuvent priver certaines personnes des bienfaits des vaccins.

Quels sont les inconvénients des vaccins ? Ici, illustration d'une céphalée. © Sebastian Kaulitzki, Shutterstock

Parmi les inconvénients des vaccins, on peut dans un premier temps distinguer schématiquement :

  • des réactions locales, plus ou moins normales, immédiates — douleurs — ou tardives — nodules notamment ;
  • des réactions générales, plus ou moins normales aussi : syndrome fébrile avec céphalées.

À part ces deux premières catégories qui font partie de la réaction au vaccin, celles qui suivent sont rarissimes :

  • des troubles neurologiques, souvent difficiles à différencier d'une maladie survenant indépendamment de la vaccination. Par exemple : une encéphalopathie après le vaccin de la coqueluche ou le vaccin de la rougeole, ou une paralysie après administration du vaccin poliomyélitique buccal, qui est un vaccin vivant atténué. Ces paralysies ne s'observent pas avec le vaccin poliomyélitique injectable. D'autres manifestations, neuropathies, paralysie faciale ou névrite optique ont été décrites après le vaccin contre l'hépatite B, mais il est souvent difficile de savoir s'il s'agit d'une coïncidence ou d'une relation de cause à effet.
  • des atteintes articulaires, qui se traduisent par des arthralgies après, par exemple, une vaccination rubéolique.

Des interactions peuvent exister entre des médicaments de type antigène et de type anticorps : il faut respecter un délai de six semaines entre l'administration de gammaglobulines et celle d'un vaccin vivant et atténué, pour éviter une inactivation de ce dernier. La demi-vie des IgG est de 21 jours.

La plupart des vaccins sont apparus avant les progrès de l'immunologie moderne et du génie génétique. Aujourd'hui, malgré les progrès des connaissances, la mise au point des nouveaux vaccins rencontre des difficultés, l'absence de vaccin contre le virus du Sida l'illustre.

Et si les sels d'aluminium des vaccins étaient dangereux ? Cela poserait un grave dilemme pour la santé publique, car ces traitements préventifs connus depuis Louis Pasteur ont permis d'éradiquer bon nombre de maladies et contribuent très fortement à la diminution de la mortalité infantile. C'est pour cela qu'un moratoire sur la vaccination paraît improbable. © Pascal Dolémieux, Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0

L'hydroxyde d'aluminium

L'hydroxyde d'aluminium (et d'autres métaux aussi d'ailleurs) est utilisé dans de très nombreux vaccins, comme adsorbant et adjuvant de l'immunité. La non-innocuité de ce type de préparation a été évoquée par le passé, mais sans argument véritablement convaincant.

Selon des publications datant du début des années 2000, l'association vaccin-hydroxyde d'aluminium est susceptible de provoquer chez certains individus des réactions immunitaires avec des troubles musculaires ou neurologiques durables. (Brain en septembre 2001, Brain en mai 2001, Journal of Autoimmunity en mai 2001). Ces constatations devraient conduire à la mise au point de vaccins sans hydroxyde d'aluminium qui, on peut l'espérer, seront aussi efficaces que les vaccins actuels sans avoir leurs inconvénients.

La fréquence de ces effets indésirables chez les sujets vaccinés est extrêmement faible, mais ceci ne guérit pas ceux qui en seraient atteints. Ces risques rendent certaines personnes dubitatives quant à l'intérêt d'utiliser les vaccins, et remettent ainsi en cause la pratique. De leur côté, les défenseurs de la vaccination rappellent que la technique a fait disparaître ou a fortement réduit l'incidence de maladies autrefois courantes et mortelles dans certaines régions du monde, comme la tuberculose. L'exemple de l'éradication complète de la variole à l'échelle planétaire après des campagnes de vaccination donne du poids à leur argumentaire, tandis que l'OMS espère réitérer la performance, avec cette fois la poliomyélite dans le viseur.