La prise d'un simple comprimé par tout un chacun, à compter de l'âge de 55 ans, pourrait entraîner une réduction de 80 % des maladies cardio-vasculaires dans les pays développés.
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Le traitement consisterait à combiner en un seul médicament différents produits existants. Aucune autre mesure préventive ne pourrait avoir un tel impact, précise Nicholas Wald, du Wolfson Institute of Preventive Medicine (Londres), qui a dirigé des recherches sur le sujet.

Quatre facteurs contribueraient à un risque accru de pathologiepathologie cardio-vasculaire: l'hypertension artériellehypertension artérielle, la viscositéviscosité des plaquettesplaquettes sanguines, des niveaux élevés de cholestérolcholestérol et d'homocystéine, agent chimique suspecté d'obstruer les artèresartères. Si ces quatre facteurs étaient réduits, le risque de cardiopathiecardiopathie chuterait, soutient Wald. La nouvelle pilule contiendrait trois produits différents destinés à réduire la pression artériellepression artérielle, ainsi que de la statinestatine pour le cholestérol, de l'aspirineaspirine afin de séparer les plaquettes et de l'acide foliqueacide folique en vue de faire baisser le niveau d'homocystéine. Tous ces produits sont à l'heure actuelle disponibles séparément.

Selon Wald, les effets secondaires de la pilule seraient minimaux. Le calcul des chercheurs consiste, par exemple dans le cas de la pression artérielle, à inclure les trois produits à faible dose, afin de minimiser leurs effets négatifs individuels tout en réduisant la pression artérielle de manière significative.

Le nouveau comprimé pourrait être disponible dans un laps de temps compris entre deux à cinq ans. Certains spécialistes s'interrogent cependant sur l'opportunité éthique et économique de prescrire un seul médicament à toute une partie de la société. Wald objecte que, concernant les maladies cardio-vasculaires, le nombre de personnes concernées l'impose : la moitié d'entre nous souffrira de maladies cardio-vasculaires, précise-t-il.