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La baie du Mont-Saint-Michel

Dossier - Le Mont-Saint-Michel dans toute sa splendeur
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Le Mont-Saint-Michel est entré dans l'histoire au Ve siècle, lorsque des ermites y édifièrent deux sanctuaires. Un temps ensablé, le site touristique a aujourd'hui retrouvé son caractère maritime grâce aux travaux réalisés entre 2005 et 2015. Découvrez le Mont-Saint-Michel comme vous ne l'avez jamais vu.

  
DossiersLe Mont-Saint-Michel dans toute sa splendeur
 

Le Mont-Saint-Michel domine l'une des plus vastes et des plus complexes baies du monde. Abritée des courants par l'angle formé par la Bretagne et le Cotentin, la baie - 400 km2 - s'ouvre sur la mer de la Manche.

Au Mont-Saint-Michel, les marées sont d'une amplitude exceptionnelle, jusqu'à 15 m en période de vives eaux. L'estran, espace jour après jour recouvert puis découvert par la marée, s'étend sur 250 km2.

Au fond de cette « grande baie », la « petite baie », entre la chapelle Sainte-Anne (Cherrueix) et le Bec d'Andaine (Genêts), forme un sous-ensemble de 50 km2. Parcourue de grèves (slikke) et d'herbus (schorre), elle est également estuaire de trois rivières, la Sée, la Sélune et le Couesnon.

Le Mont-Saint-Michel se situe dans le département de la Manche, en Basse-Normandie. © Neifry, Shutterstock

La faune du Mont-Saint-Michel : moules, huîtres, crevettes et phoques

Sous une apparence désertique, la slikke (ou grèves) cache une vie intense. Des organismes végétaux et animaux de très petite taille vivent dans les sédiments ou en suspension dans l'eau de mer (diatomées, micro-algues, larves de crustacés, de mollusques...). La production primaire est exploitée par les moules et huîtres d'élevage, ainsi que par les nombreux invertébrés benthiques et par les mulets.

Différents types de peuplements benthiques (macoma, coques, crevettes grises, huîtres, crépidules...), des poissons (merlan, bar, flet, mulet, saumon...) et des phoques communs (aussi appelés veaux marins) fréquentent régulièrement les grèves et les eaux de la baie.

La faune du Mont-Saint-Michel est très riche. © Daniel Fondimare - Tous droits de reproduction interdits

Les végétaux du Mont-Saint-Michel : les herbus de la baie

Lorsqu'il est pâturé, le schorre est, avec près de 40 km2, la plus importante superficie d'herbus ou prés-salés de la côte atlantique européenne. Sa richesse floristique est la plus diversifiée de France. Ces marais salés produisent matière organique et nutriments qui, emportés par les grandes marées, nourrissent une faune abondante enfouie sous les sédiments. Ces échanges productifs entre herbus et eaux côtières participent à la richesse des zones de pêche.

Simulation des abords du Mont-Saint-Michel après aménagement. Les travaux de désensablement réalisés entre 2005 et 2015 ont pour but de redonner son caractère maritime au site. © Daniel Fondimare - Tous droits de reproduction interdits

Oiseaux : un site ornithologique unique

La baie du Mont-Saint-Michel est une zone remarquablement riche au niveau ornithologique, de valeur internationale par ses effectifs. Les oiseaux y sont présents à tous les moments du cycle annuel : hivernage, migration, reproduction, estivage et mue.

Les espèces occupent le secteur estuarien (grèves, herbus, polders...) et les zones humides continentales (Couesnon canalisé, marais continentaux, Anse de Moidrey...). Certaines espèces font l'objet de mesures de protection.