La question du climatclimat au temps des dinosauresdinosaures reste source de débat. Certains affirment que les dinosaures n'ont connu qu'un climat chaud ; pour d'autres, cependant, ce n'est pas si évident. La question du climat engendre aussi celle de la physiologie des dinosaures.

L'évolution des dinosaures ne se résume évidemment pas à un déterminisme géographique. Un des facteurs les moins compris est sans doute le climat. En effet, les dinosaures ne sont plus considérés comme des reptilesreptiles « comme les autres ». 

Spitzberg est une île de Norvège située dans le Svalbard. Un certain nombre de découvertes, au Spitzberg, en Alaska, en Sibérie, en Australie, en Antarctique, ont révélé la présence de dinosaures dans des régions qui, au Mésozoïque, se trouvaient au-delà du cercle polaire, ou à proximité.© Kris Grabiec, Shutterstock

Spitzberg est une île de Norvège située dans le Svalbard. Un certain nombre de découvertes, au Spitzberg, en Alaska, en Sibérie, en Australie, en Antarctique, ont révélé la présence de dinosaures dans des régions qui, au Mésozoïque, se trouvaient au-delà du cercle polaire, ou à proximité. © Kris Grabiec, Shutterstock

Si aujourd'hui les reptiles de grande taille - crocodilescrocodiles, grands serpents et lézards, tortuestortues géantes - sont confinés aux régions chaudes du globe par leur physiologie, rien ne permet d'affirmer qu'il en ait été de même des dinosaures. L'image traditionnelle de ces animaux vautrés dans des marécages tropicaux a vécu. Alors, quel climat au temps des dinosaures ?

Le <em>T. rex</em> était-il à sang chaud ou à sang froid ? © DR

Le T. rex était-il à sang chaud ou à sang froid ? © DR

Climats du Mésozoïque

D'après les conceptions actuelles, les dinosaures (ou du moins certains d'entre eux) ne craignaient ni la sécheressesécheresse, ni la fraîcheur. Les climats du MésozoïqueMésozoïque n'étaient, certes, pas ceux d'aujourd'hui, dans la mesure surtout où il n'existait pas de calottes glaciairescalottes glaciaires aux pôles. Cela n'exclut pas une certaine différenciation climatique entre l'équateuréquateur et les régions arctiquesarctiques et antarctiques. Un certain nombre de découvertes, au SpitzbergSpitzberg, en Alaska, en Sibérie, en Australie, en AntarctiqueAntarctique, ont révélé la présence de dinosaures dans des régions qui au Mésozoïque se trouvaient au-delà du cercle polairecercle polaire, ou à proximité (voir les photos ci-dessous).

Les dinosaures ont habité les régions polaires au Mésozoïque, comme en témoigne par exemple cette empreinte de pas d'iguanodon, trouvée dans le Crétacé inférieur (environ 120 millions d'années) du Spitzberg (photo de gauche ; Musée du Svalbard, Longyearbyen). Le Spitzberg, qui est aujourd'hui une terre au climat très froid (photo de droite montrant le glacier de Longyear), se trouvait déjà à une haute latitude au Crétacé, mais les températures y étaient alors moins basses. Les dinosaures polaires n'en témoignent pas moins d'une aptitude à supporter des climats trop frais pour les reptiles d'aujourd'hui. © DR

Les dinosaures ont habité les régions polaires au Mésozoïque, comme en témoigne par exemple cette empreinte de pas d'iguanodon, trouvée dans le Crétacé inférieur (environ 120 millions d'années) du Spitzberg (photo de gauche ; Musée du Svalbard, Longyearbyen). Le Spitzberg, qui est aujourd'hui une terre au climat très froid (photo de droite montrant le glacier de Longyear), se trouvait déjà à une haute latitude au Crétacé, mais les températures y étaient alors moins basses. Les dinosaures polaires n'en témoignent pas moins d'une aptitude à supporter des climats trop frais pour les reptiles d'aujourd'hui. © DR

Les données paléoclimatiques, fondées notamment sur les plantes fossilesfossiles, indiquent que ces régions étaient, certes, moins froides qu'aujourd'hui, mais que le climat n'y était pas pour autant très chaud. Dans plusieurs de ces faunesfaunes polaires, les reptiles « à sang froid », tels que tortues et crocodiles, font défaut, mais les dinosaures sont bien présents.

Les dinosaures arctiques et antarctiques et la nuit polaire

La conclusion qui s'impose est que ces derniers étaient nettement moins assujettis aux climats chauds que les reptiles « classiques ». Cela suggère certainement un métabolismemétabolisme plus proche de celui des « animaux à sang chaud », et témoigne de la faculté des dinosaures à coloniser pratiquement tous les milieux terrestres au Mésozoïque.

Une des questions qui restent posées est celle de la nuit polaire : que faisaient les dinosaures arctiques et antarctiques lorsque le soleilsoleil disparaissait derrière l'horizon pour plusieurs mois ? Des migrations vers des latitudes plus basses constituent une possible réponse.