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Faune et flore du marais poitevin

Dossier - Marais poitevin : les marais communaux
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Situés dans la deuxième plus grande zone humide de France appelée le marais poitevin, les marais communaux sont des praires naturelles humides qui appartiennent aux habitants des communes. Des lieux uniques en France à découvrir dans ce dossier.

  
DossiersMarais poitevin : les marais communaux
 

1 - Paradis des espèces animales et végétales

Loutre des marais. © Kaz, Pixabay, DP

Situés sur l'un des principaux couloirs de migration entre l'Europe et l'Afrique, les communaux sont des aires indispensables pour les oiseaux migrateurs, qui y trouvent nourriture et tranquillité.

© Ph. Garguil - Vol de canards - Parc Interrégional du Marais Poitevin - Tous droits de reproduction interdit

A l'automne et à la fin de l'hiver, canards, oies cendrées, barges à queues noires, vanneaux huppés s'y rassemblent par milliers. Complémentaire des vasières littorales, les prairies naturelles jouent donc un rôle saisonnier évident pour la préservation des espèces migratrices. Certaines comme le vanneau huppé, le chevalier gambette et la sarcelle d'été ou même la Guifette noire s'y reproduisent. Mais, Pour de nombreux autres animaux comme la Loutre ces prairies sont d'un intérêt capital tout au long de l'année.

La richesse botanique est également remarquable.

Iris faux . © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

L'inondation partielle pendant 4 à 6 mois, la salinité du sol etles éléments du micro-relief favorisent le développement de différents végétaux particulièrement variées comme la Laîche divisée, le Jonc de Gérard et l'Orge maritime. Le pâturage de plusieurs espèces d'animaux, loin d'appauvrir la végétation, entretient au contraire une remarquable biodiversité car ils ne broutent pas les mêmes plantes.

Salicorne . © Parc Interrégional du Marais Poitevin - Tous droits de reproduction interdit

Enfin, les baisses (partie basse des prairies inondables) sont favorables à une faune et une flore riches : grenouilles, trèfle porte-fraises,...).
Cette richesse est reconnue au niveau européen, puisqu'une grande partie du Marais Poitevin (60000 sur 100000 ha au total) est une des grandes zones du réseau Natura 2000 en France.

2 - Quelques espèces rares protégées

Renoncule à feuilles d'ophioglosse :

Renoncule aquatique . © Parc Interrégional du Marais Poitevin - Tous droits de reproduction interdit

Sur l'ensemble du Marais Poitevin, 6 espèces de renoncules sont présentes. L'une d'entre elles, la Renoncule à feuilles d'ophioglosse, est remarquable. Protégée au niveau national, annuelle, elle possède des feuilles lancéolées et des fleurs jaunes de 6 à 9 millimètres. Vous pourrez la retrouver au printemps dans les marais communaux.

Loutre d'Europe :

C'est l'animal le plus discret et le plus emblématique du Marais Poitevin. Difficile de l'observer, vous pourrez néanmoins, retrouver sa présence par ses empreintes et ses épreintes (fèces). De cette petite crotee émane une odeur de miel caractéristique. La loutre est protégée et très menacée par les collisions routières nocturnes.

  • Pélodyte ponctué :
© LPO - Tous droits de reproduction interdit

C'est un petit amphibien de la famille des crapauds. Il ressemble à une petite grenouille verdâtre avec des taches colorées. Il se distingue des grenouilles par ses pupilles verticales. Les nuits douces de fin février, vous pourrez entendre son chant qui rappelle le frottement de deux billes.

3 - Des oiseaux par milliers

  • La guifette noire :

Elle hiverne en Afrique du Sud et vient se reproduire sur les dépressions de prairies longuement inondées à partir du mois de mai. Moins de 300 couples subsistent en France, et dans le Marais poitevin les derniers sites de reproduction de cette espèce se trouvent sur les marais communaux.

  • La barge à queue noire :
© Ph. Garguil - Parc Interrégional du Marais Poitevin - Tous droits de reproduction interdit

Facilement repérable par son long bec, son croupion blanc et la barre noire à l'arrière de sa queue, on la trouve par milliers en mars-avril dans les prairies humides. A l'aide de son long bec droit elle fouille le sol à la recherche de vers et d'insectes.

  • Le vanneau huppé :
© Ph. Garguil - Parc Interrégional du Marais Poitevin - Tous droits de reproduction interdit

Malgré une diminution de ces effectifs depuis trente ans, 500 couples se reproduisent annuellement sur le Marais poitevin. Il est reconnaissable à sa huppe et à son plumage noir et blanc. Pour se nourrir il tape des pieds pour faire remonter les vers.

Le chevalier gambette :

De la taille d'une tourterelle et muni de pâtes rouges, on observe régulièrement cet oiseau perché sur un piquet de clôture en chantant son « ti-ti-tut ». Il niche en bordure des baisses en eau entre la mi-mai et la mi-juillet.