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    Au fil des siècles, l'homme et la nature ont façonné les communaux. Sur ces territoires a émergé un modèle de gestion agri-environnementale préservant une flore et une faunefaune diversifiées.

    Les chevaux du marais poitevin. © JamesDeMers, Pixabay, DP

    Les chevaux du marais poitevin. © JamesDeMers, Pixabay, DP

    © D. Tarrier - Tous droits de reproduction interdit

    © D. Tarrier - Tous droits de reproduction interdit

    Le mode d'exploitation traditionnel de ces prairies humides inondables est le pâturage libre, collectif et plurispécifique. Celui-ci correspond à une mise en commun des troupeaux des différents éleveurs, qu'il s'agisse de vachesvaches, de chevaux ou même d'oiesoies.

    Soins Vétérinaires . © D. Tarrier - Tous droits de reproduction interdit

    Soins Vétérinaires . © D. Tarrier - Tous droits de reproduction interdit

    Les caractéristiques écologiques propres à ces prairies humides permettent d'offrir un fourrage de qualité, un peu salé et d'une grande diversité floristique, à l'origine de niveaux de croissance élevés au printemps chez les animaux. Par ailleurs, l'organisation en pâturage collectif autorise une certaine souplesse dans la gestion et l'économie des différentes fermes propriétaires des troupeaux.

    Parc à contention . © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Parc à contention . © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Les marais communaux ont un rôle sociale fort. Si la confiance existe, en particulier entre les éleveurs usagers, on constate des pratiques d'entraide, une forme d'organisation solidaire qui permet de collectiviser le transport des bêtes, mais aussi les visites, le regroupement du bétail lors des retraits intermédiaires et définitifs en fin d'année de pâturage, ou encore les traitements sanitaires ; il résulte de l'exploitation collective une mutualisation de nombreux coûts, qui engendre des gains de temps et d'argent sur les dépenses d'entretien de la prairie (échardonnage notamment) et d'équipements (abreuvoirs, parcs de contention, barrières, clôtures...).

    Pèse des animaux . © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Pèse des animaux . © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Dans le meilleur des cas, le communal apparaîtra ainsi comme un espace tampon par rapport aux aléas économiques (mesures agri-environnementales,...) et écologiques (inondationsinondations et sécheressessécheresses). Il reste que les communaux sont souvent des terres basses, elles sont donc les premières à être couvertes d'eau et les dernières à se trouver sèches.

    © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Tous les ans, durant le mois d'avril, les différents communaux ouvrent leurs portesportes afin de permettre aux éleveurs d'y faire pâturer leurs bêtes (chevaux, vaches, oies,...) en liberté totale jusqu'à l'automneautomne. Ce jour-là, ce sont plusieurs centaines d'animaux, issus d'élevages différents qui arrivent par camions sur ces prairies. Avant d'être lâchés sur le marais, les animaux sont parqués et un contrôle sanitaire est effectué par un vétérinairevétérinaire. Il y a 30 ans, de nombreuses traditions et coutumes saluaient encore l'ouverture et la fermeture des communaux.

    © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    © Parc Interrégional du Marais Poitevin Tous droits de reproduction interdit

    Pour renouer avec ces traditions, Parc Interrégional du marais Poitevin, la Ligue pour la protection des oiseaux et le WWFWWF-France proposent aux habitants et aux visiteurs, dans le cadre de ces ouverture, de découvrir l'histoire et le rôle de ces marais. Pour cela des expositions, des ateliers pour les enfants, des contes, des balades nature, des tables rondes et bien d'autres animations sont organisés. Un repas à base de viande grillée, issue des prairies naturelles humides du Marais, est servi.