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Cigogne orientale

DéfinitionClassé sous :zoologie , oiseau , échassier
En raison de pratiques agricoles intensives menées dans les années 1960, la dernière cigogne orientale est morte en 1971 près de la ville de Kinosaki. Konotori no Sato Park a été créé afin de réintroduire l'oiseau au Japon, près de Tajima Kinosaki. © Spaceaero2, CCBY-SA 3.0
Cigogne orientale (Swinhoe 1873) - Ciconia boyciana 
  • Ordre : Ciconiiformes
  • Famille : Ciconiidae
  • Genre : Ciconia
  • Taille : 1,10 à 1,50 m (envergure 1,80 à 2,20 m - longueur 1,0 à 1,30 m)
  • Poids : 3 à 6 kg
  • Longévité : 20 à 25 ans

Statut de conservation UICN : EN En danger 

Description de la cigogne orientale

La cigogne orientale est un grand oiseau échassier dont la morphologie a de nombreuses similitudes avec la cigogne blanche. Le plumage est blanc hormis l'extrémité de la couverture alaire qui est noire. Les rémiges tertiaires blanches sont striées de noir. L'iris de l'œil est pâle et cerné d'une zone de peau nue et rouge, et le bec long et pointu, est noir. Les pattes et les doigts sont rosâtres. Le mâle et la femelle ne se distinguent que par la taille. Cette dernière étant légèrement plus petite.

Portrait de cigogne orientale. © Radomil, GNU FDL Version 1.2

Habitat de la cigogne orientale

La cigogne orientale nidifie dans l'est de l'Asie, jusqu'à la frontière sino-russe, dans les bassins des fleuves Amour et Oussouri, et hiverne plus au sud à Hong Kong et à Taïwan. Quelques spécimens téméraires se risquent jusqu'en Corée et au Japon, dans le nord de l'Inde et aux Philippines. Elle occupe les zones humides et marécageuses dans les plaines et les forêts asiatiques.

Habitat type de la cigogne orientale. © Hiyashi Haka, CC BY-NC-SA 2.0

Comportement de la cigogne orientale

La cigogne orientale est grégaire sauf en période de reproduction lors de laquelle elle devient très territoriale. C'est un excellent planeur qui se sert des courants thermiques pour s'élever dans le ciel et qui, de ce fait, est capable de franchir les longues distances imposées par les migrations. Elle vole cou tendu et pattes étirées vers l'arrière. Comme ses cousines, la cigogne orientale n'émet pas de son, et se sert uniquement de son bec pour claqueter. Ses parades nuptiales sont semblables à celles des autres espèces : tête rejetée en arrière, claquètements de bec, danses et câlins. Elle passe également beaucoup de temps à lisser ses plumes et à les débarrasser des parasites.

Cigogne orientale en vol, quelque part au Japon. © Hiyashi Haka, CC BY-NC-SA 2.0

Reproduction de la cigogne orientale

Le nid de la cigogne orientale consiste en une large plateforme de branchages bâtie à la cime de grands arbres. La femelle y dépose de 2 à 5 œufs toutes les 48 heures, qui seront couvés pendant 30 jours par les deux parents. Les poussins restent dépendants des adultes pendant une dizaine de semaines, avant d'entamer leurs premiers vols. Les juvéniles deviennent matures sexuellement vers 3 ou 4 ans.

Régime alimentaire de la cigogne orientale

La cigogne orientale se nourrit d'insectes, de gastéropodes, de mollusques, de crustacés, d'amphibiens, de reptiles, de poissons, voire de petits rongeurs et des oisillons. Elle glane aussi bien dans les prairies que dans les champs cultivés, et sonde les eaux peu profondes.

Cigogne orientale ayant capturé une anguille. © Spaceaero2, GNU FDL Version 1.2

Menaces sur la cigogne orientale

La cigogne orientale est particulièrement affectée par la disparition des zones humides qu'elle fréquente aussi bien lors de la nidification, qu'à la période d'hivernage. Elle est fragilisée au même titre que la grue de Sibérie du fait de l'assèchement du lac Poyang en Chine, qui est une halte migratoire essentielle. Déclaré Monument naturel spécial au Japon, l'oiseau se retrouve au centre d'une vaste entreprise de restauration de ses habitats originels à Toyo-Oka, dans la préfecture de Hyogo. Cette vaste plaine marécageuse accueillait près d'une centaine d'oiseaux avant 1940 qui vivaient en harmonie avec les Hommes. Les rizières aux alentours de la ville de Toyooka peuvent à nouveau prétendre porter le nom de Kônotori-no-gô (le pays des cigognes blanches). On peut également en observer dans les rizières de la préfecture de Hyogo et au Konotori no Sato Park.

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