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Pingouin Torda et Fulmar Boréal

Dossier - Les Oiseaux de Vendée "Beauté et horreur"
DossierClassé sous :zoologie , oiseaux , Pollution

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Il existe beaucoup d'espèces d'oiseaux marins. Nous avons choisi de vous en présenter quelques-unes qui ont un grand intérêt à nos yeux, soit par leur rareté comme le mergule nain ou par leur vulnérabilité comme le guillemot de troïl ou le pingouin torda mais aussi les autres espèces intéressantes hivernant au large de la Vendée.

  
DossiersLes Oiseaux de Vendée "Beauté et horreur"
 
Pingouin Torda - littoral85.com ©2003

Description :

Longueur : 40 cm, Envergure : 65 cm, Poids : 500 à 900 g. Allure générale semblable au guillemot, il se différencie tout de même par son bec épais comprimé latéralement avec une barre médiane blanche. De plus, il a une taille plus modeste et sa couleur est généralement plus sombre. A noter que les guillemots du Nord ont une couleur quasi-identique.

Comportement, régime alimentaire :

Le milieu qu'il apprécie le plus est le milieu marin, il faut dire qu'il est excellent nageur. Son vol est droit et direct, l'amerrissage est souvent violent, il fonce tête baissée dans l'eau et percute sa surface avec fracas et se laisse ensuite flotter comme un bouchon. Comme le guillemot, sa nourriture se compose de poissons vivants, de mollusques et de crustacés.

Répartition, perspectives :

En France,

la situation de l'espèce est alarmante

, l'unique population bretonne a été divisée par 30 en 30 ans, il ne reste aujourd'hui qu'une dizaine de couples nicheurs mais il faut préciser que la France constitue la limite Sud de son aire de répartition. Cependant la population européenne se porte bien car elle compte plus de 500 000 couples. L'hiver, la Vendée accueille sûrement des centaines de milliers d'individus dans ses eaux côtières. Les différents naufrages constituent une menace à l'équilibre de ces populations. Si aujourd'hui la situation n'est pas alarmante, il ne faut pas que dans le futur les naufrages et les dégazages se reproduisent trop souvent.
Fulmar Boréal - littoral85.com ©2003

Description :

Longueur : 45 à 50 cm, Envergure : 102 à 115 cm. On le reconnaît car il glisse au-dessus de la mer les ailes raides et sait parfaitement jouer du vent et des vagues pour économiser son énergie. Il existe deux formes, la forme sombre, rare au large de la Vendée (1 % des individus) et la forme claire beaucoup plus courante. Se tient loin des côtes et est donc assez difficile à observer, on le reconnaît surtout à son allure générale.

Comportement, régime alimentaire :

Se nourrit de crustacés planctoniques, mollusques, céphalopodes, mais apprécie aussi les restes d'animaux. Sur ce point, nous rajouterions qu'il est fréquent de retrouver des fulmars morts quand il y a des dauphins échoués sur la plage.

Anecdote :

Un jour, nous sommes arrivés sur une scène typique plage des dunes à Brétignolles-sur-Mer où un labbe parasite peu farouche était en train de dépecer un morceau de dauphin. A 10m de là, un fulmar de forme sombre était mort dépecé lui aussi sûrement par ses congénères. En 1999, lors d'un échouage de dauphins, on a retrouvé 3 fulmars dont deux ont révélé à l'autopsie (faite par des personnes agréées) des gros morceaux de plastique qu'ils avaient dû confondre avec de la sèche, cela montre à quel point ils sont charognards.

Répartition, perspectives :

Même s'il est difficile à observer, le fulmar est commun au large de la Vendée, surtout en période hivernale. Il faut savoir qu'au 18ème siècle, ses populations étaient très localisées à l'extrême nord (Groenland), depuis il a connu une explosion démographique, on compte près de 20 millions de couples à travers le monde, dont 3 millions en Europe. On peut noter que les espèces détritivores se portent pour le mieux car elles profitent des activités humaines pour se développer en suivant les bateaux qui leur donnent des poissons et des dauphins à manger.