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Chrysope verte

DéfinitionClassé sous :zoologie , insecte , névroptère
Photo d'une chrysope verte. © dudu, GNU FDL Version 1.2

Chrysope verte (Stephens 1836) - Chrysoperla carnea

  • Ordre : Neuroptera
  • Famille : Chrysopidae
  • Genre : Chrysoperla

Statut de conservation UICN : non connu

La chrysope verte est un insecte prédateur dont les larves se nourrissent principalement d'acariens, de pucerons, de cochenilles et autres indésirables, ravageurs des arbres fruitiers, vignes, cultures maraîchères et ornementales. Pour leur action bénéfique contre les nuisibles elles sont des auxiliaires incontournables des jardins et des cultures de tous types. Leur activité permet de réguler la prolifération des ravageurs et de réduire l'utilisation des produits insecticides.

Chrysope verte adulte. © HGolaszewska, GNU FDL Version 1.2

Description de la chrysope verte

La forme adulte possède un corps de couleur verte atteignant une quinzaine de millimètres de long. Les ailes membraneuses et transparentes aux nervures également verdâtres, mesurent jusqu'à 25 millimètres. Les yeux sont dorés et les antennes longues et fines.

Les larves équipées de pièces buccales piqueuses suceuses ne dépassent pas 8 millimètres. Ces dernières servent à capturer les proies et à en aspirer la substance. Leur teinte varie du gris jaunâtre au vert brun et est ponctuée de bandes longitudinales rougeâtres. Le corps est muni de poils et de protubérances sur les côtés.

Larve de chrysope verte. © Eric Steinert, GNU FDL Version 1.2

Nourriture de la chrysope verte

Actives de mai à septembre, les larves se nourrissent d'œufs, de larves et d'individus adultes de certaines espèces d'insectes telles que les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges, les larves de microlépidoptères ravageurs. Au cours de son développement, avant métamorphose en imago, une larve peut dévorer plus de 500 pucerons. Les adultes se rabattent sur le miellat et le pollen.

Menaces sur la chrysope verte 

Les pesticides et les cultures OGM destinés à éradiquer la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis), provoquent l'effet inverse à celui désiré. La chenille du papillon s'habitue aux divers poisons utilisés (ce phénomène d'accoutumance est appelé mithridatisme), et ces derniers exterminent entre autres les chrysopes censées éliminer naturellement les larves du lépidoptère... En effet, une récente étude a mis en évidence un important taux de mortalité chez les larves de chrysopes nourries de chenilles ayant survécues à l'ingestion de maïs Bt (pour Bacillus thuringiensis) dont on a extrait le gène codant la toxine Cry1ab. Les maïs Bt sont modifiés génétiquement par l'ajout d'un gène leur conférant une résistance aux principaux insectes nuisibles aux cultures du maïs qui, malheureusement commencent à développer des résistances au poison. 

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