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    Les cochenilles sont des insectes piqueurs-suceurs appartenant à l'ordre des hémiptères et à la super famille des Coccidés. On en recense plus de 8.000 espèces qui vivent dans des habitats et sous des latitudes très variés. En France, on trouve près de 400 espèces dont la plupart ont été importées d'autres régions du monde. On distingue trois types de cochenilles :

    • les cochenilles farineuses (Pseudococcines) ;
    • les cochenilles à bouclier (Diaspines) ;
    • les cochenilles à carapace (Lécanines).

    Les plus communes sont la cochenille farineuse, la cochenille du mûrier, la cochenille noire de l'olivier, le pou rouge des orangers, le pou de San José ou encore les Lécanies du pêcher et du cornouiller.

    Identification de la cochenille

    La cochenille présente un dimorphisme sexueldimorphisme sexuel marqué : les mâles ressemblent à des moucherons et ne s'alimentent pas, vivant à peine un ou deux jours le temps de la reproduction. La femelle, au corps plat et large comme couvert d'écailles, de gallegalle ou de cire, mesure de 1 à 8 millimètres, est dépourvue d'ailes et parfois de pattes. Elle pond entre 15 et 6.000 œufs par jour et peut vivre de quelques mois à plusieurs années. C'est elle qui va se nourrir de la sève des plantes et sécréter un miellatmiellat collant sur les feuilles ou le tronc.

    La cochenille farineuse de l’oranger (<em>Planococcus citri</em>) s’attaque à plus de 80 types de plantes en vergers et cultures ornementales (ficus, palmier, rosier, gerbera…). © silversea_starsong, iNaturalist
    La cochenille farineuse de l’oranger (Planococcus citri) s’attaque à plus de 80 types de plantes en vergers et cultures ornementales (ficus, palmier, rosier, gerbera…). © silversea_starsong, iNaturalist

    Les dégâts et symptômes occasionnés par la cochenille

    Un quart environ des espèces de cochenilles ont un caractère nuisible pour les cultures. Du fait de leur diversité, les cochenilles s'attaquent à tous types de végétaux : arbresarbres, fleurs, plantes ornementales... Dans la plupart des cas, le prélèvement de la sève entraîne la perte d'éléments nutritifs, un affaiblissement général de la plante et la perturbation de sa croissance, un jaunissement des feuilles allant jusqu'à leur chute partielle ou totale. De plus, l'injection de salivesalive plus ou moins phytotoxiquephytotoxique contribue à la déformation des feuilles et au dessèchement des branches. Enfin, le miellat excrété par l'insecte peut recouvrir en grande partie les feuilles et les fruits, ce qui entraîne une réduction de la photosynthèsephotosynthèse et favorise le développement de champignons pathogènes. La cochenille occasionne ainsi des pertes considérables dans l'horticulture, ou sur les arbres fruitiers (abricotiers, poiriers, pommiers...).

    Lutte contre les cochenilles

    L'interdiction de certaines familles d'insecticidesinsecticides neurotoxiques jugées très efficaces par le passé a favorisé l'émergenceémergence de nouvelles espèces de cochenilles en France. Aujourd'hui, la lutte passe de préférence par des moyens biologiques, comme le nettoyage des feuilles à l'alcoolalcool isopropylique à 70 % ou à l’eau savonneuse, ou le recours à des prédateurs ou parasitesparasites de la cochenille (coccinelle, chrysope, thrips, hyménoptères...).
    Cependant, toutes les cochenilles ne sont pas considérées comme nuisibles. La Dactylopius coccuscoccus, qui parasite le cactus, produit ainsi de l'acideacide carminique, un pigment rouge utilisé dans l'alimentaire ou les produits de beauté.