Planète

Capybara

DéfinitionClassé sous :zoologie , rongeur , herbivore
Photo d'un cabiai. © Liftarn - GNU FDL Version 1.2

Capybara (Linnaeus 1766) - Hydrochaeris hydrochaeris

  • Ordre Rodentia
  • FamilleHydrochaeridae
  • GenreHydrochaeris
  • Taille : 1,00 à 1,35 m (hauteur au garrot 0,50 à 0,60 m)
  • Poids : 35 à 65 kg
  • Longévité : 10 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description du capybara

Le capybara, également appelé cabiai, est le plus gros rongeur du monde. Son pelage est constitué de poils courts, durs de couleur brune, virant au jaunâtre sur la partie ventrale. Sa silhouette est lourde et son corps est massif. Ses pattes courtes sont palmées et les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs. Les pieds ont quatre doigts à l'avant et trois à l'arrière munis de griffes courtes. Il ne possède pas de queue. Ses petites oreilles, ses yeux et ses narines sont situés sur le haut de sa tête massive au museau camus. Certains spécimens arborent une protubérance noirâtre nommée morillo sur le dessus du museau. Il s'agit d'une glande secrétant une substance destinée au marquage territorial. L'animal possède un squelette robuste qui lui sert à supporter une forte masse graisseuse. Celle-ci lui sert de protection thermique dans l'eau, et lui permet de gagner en flottabilité car c'est un animal parfaitement adapté à la vie semi-aquatique.

Capybaras. © Adrian Pingstone, domaine public

Habitat du capybara

Le capybara est endémique des zones boisées proches des plans d'eau tels que les rivières au cours lent, les marécages, les étangs, les marais et les savanes inondées, dans une grande partie de l'Amérique du Sud, de l'Équateur jusqu'au Paraguay.  

Comportement du capybara

Animal diurne, le capybara est un rongeur adapté à la vie semi-aquatique et passe beaucoup de temps dans l'eau, autant pour se nourrir que pour échapper aux prédateurs tels que le puma ou le jaguar. Mais dans l'eau il peut craindre le caïman ou l'anaconda. Il vit en groupes familiaux composés d'un mâle dominant, de jeunes mâles, de plusieurs femelles et de leurs petits. Ces bandes vivent généralement dispersées mais peuvent se regrouper à la saison sèche et former des troupes très importantes qui se réunissent alors autour des rares plans d'eau disponibles. Le mâle dominant marque le territoire qu'il occupe et assure la sécurité du groupe en chassant les intrus. Excellent nageur et plongeurs, il peut parcourir de grandes distances sous l'eau en marchant sur le fond. Il communique grâce à des vocalisations : sifflement, cris aigus, grognements et aboiements qui ressemblent à ceux d'un chien

Cabiai. © VigilancePrime - GNU FDL Version 1.2

Reproduction du capybara

Les accouplements ont lieu toute l'année et se déroulent dans l'eau après une parade nuptiale. La gestation dure 150 jours et la femelle met alors bas dans un amas de fourrés denses, une portéede trois ou quatre petits. Ils pèsent déjà un bon kilo à la naissance et sont rapidement capables de suivre les parents. Ils sont sevrés au bout de seize semaines et restent avec leur mère pendant six mois. Pendant cette période, les femelles du groupe transmettent les clés du lien social de la troupe. Après six mois, les jeunes mâles sont chassés par le mâle dominant qui peut mettre à mort les nouveaux nés qui ne sont pas de lui. Les jeunes sont sexuellement matures vers 18 mois. 

Femelle capybara et ses petits. © Bradypus - GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire du capybara

Le capybara est exclusivement herbivore et ses deux larges incisives de la mâchoire supérieure en attestent. Il peut parcourir de grandes distances pour trouver un plan d'eau et brouter les plantes aquatiques. Il se délecte également de pastèques, de tiges de maïs et de canne à sucre au grand dam des exploitants. Le rongeur a également la particularité d'être coprophage. Le fait qu'il mange ses propres excréments, l'aide à digérer la cellulose des plantes qu'il ingère afin d'en extraire le maximum de protéines. Curiosité supplémentaire, bien qu'il ne soit pas un ruminant, il régurgite sa nourriture. 

Menaces sur le capybara

Autrefois chassé par les éleveurs qui l'accusaient de concurrencer les troupeaux, il ne l'est plus aujourd'hui car les Hommes se sont rendu compte qu'il ne broutait pas les mêmes herbes que les vaches. Ils cohabitent d'ailleurs très bien sur les mêmes pâtures et les exploitent conjointement. Sa peau et sa chair étant appréciées, les éleveurs préfèrent aujourd'hui en pratiquer l'élevage plutôt que de le chasser. La protection n'est pas désintéressée mais elle profite aux populations sauvages. Les prédateurs de ces dernières se faisant plus rares, l'espèce se porte bien et n'est pas classée sur la liste rouge de l'UICN

Cela vous intéressera aussi