Le basilic, contre les troubles digestifs. © Phovoir

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Basilic

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Le basilic commun, Ocimum basilicum, est issu de la famille des Lamiacées. C'est une plante annuelle aromatique d'environ 50 centimètres de haut, à feuilles ovales vert vif, à tige anguleuse et à petites fleurs blanches verticillées. Il existe plus de 150 espèces de basilic à travers le monde. L'une des plus consommées à des fins médicinales est le basilic sacré Ocimum sanctum (Tulsi en indien). En cuisine, c'est le basilic grand vert qui est largement plébiscité.

L'histoire du basilic

Dans son De materia medica, Dioscoride, médecin grec du Ier siècle après Jésus-Christ, évoque une croyance répandue en Afrique selon laquelle la consommation de basilic supprimerait les douleurs provoquées par une piqûre de scorpion. Cette plante était utilisée par les Romains pour combattre les flatulences, favoriser la montée de lait ainsi que comme antidote et comme diurétique.

Quant au basilic sacré, les Indiens pensent qu'il est consacré à Lakshmi, épouse de Vishnu, le dieu de la Vie. Son nom indien Tulsi signifie « incomparable » ; le basilic possède effectivement d'importantes propriétés médicinales, notamment un effet hypoglycémiant. Dans la phytothérapie indienne, il soigne les fièvres, les bronchites, l'asthme, le stress et les aphtes.

Le basilic est surtout renommé pour ses vertus antispasmodiques. © topotishika, Fotolia

La culture du basilic

Originaire de l'Inde, le basilic commun est cultivé dans le monde entier comme aromate et pour son huile essentielle. On récolte les feuilles et les sommités fleuries. Son origine tropicale ou subtropicale le rend frileux. Il ne supporte pas le froid. Le basilic sera donc semé une fois les dernières gelées passées. Il est conseillé de préparer les semis dès le mois de février, en godet et dans une température voisine de 20 °C, devant une fenêtre par exemple. Ceci afin que les plants soient assez vigoureux pour s'épanouir en pleine terre en mai. Afin d'augmenter la production de feuilles, il est conseillé de pincer les sommités fleuries dès leur apparition. En Asie tropicale, le basilic est considéré comme une plante vivace car il ne meurt pas en automne comme il le fait en Europe.

Le basilic : effets et usages médicinaux

Le basilic, qui agit principalement sur le système nerveux et l'appareil digestif, est efficace en cas de flatulences, de maux d'estomac, de coliques et d'indigestions. On l'utilise également pour prévenir ou soulager nausées et vomissements, et pour éliminer les vers. Du fait de son action sédative légère, le basilic est préconisé pour soigner l'irritabilité, la dépression, l'anxiété et les troubles du sommeil. On le prescrit également contre les migraines et la coqueluche. En usage externe, les feuilles de basilic éloignent les insectes. Le jus des feuilles soulage les morsures et les piqûres d'insectes. Le basilic a une action antibactérienne bien établie. Les parties utilisées sont les feuilles, les sommités fleuries et l'huile essentielle.

Originaire d'Asie méridionale, le basilic est une plante herbacée appartenant à la famille des Lamiacées au même titre que la sauge ou la menthe, il est cultivé dans le monde entier et utilisé comme aromate. Il présente également de nombreuses propriétés thérapeutiques, utilisées depuis l'Antiquité.

Le basilic, autrement appelé herbe royale, grand basilic ou encore basilic aux sauces, porte des feuilles opposées et charnues. Après séchage, ces dernières ainsi que les sommités fleuries, sont utilisées en infusion ou en décoction. 

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Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourez régulièrement à la phytothérapie.

Bibliographie :

  • Guide des plantes qui soignent, édition Vidal, 2010.
  • L'Encyclopédie des plantes médicinales, édition Larousse, 2001 et 2017.
  • Les plantes médicinales, Institut européen des substances végétales, mars 2015. 
  • Ma bible des huiles essentielles, Danièle Festy, éditions Leduc.s, 2017.
  • Les huiles essentielles chémotypées, Dominique Baudoux et M.L. Breda, édition JMO.