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La future politique européenne sur l'énergie sans carbone

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Andris Piebalgs, le commissaire européen en charge de l'énergie, a présenté les résultats qu'il souhaite atteindre au terme de la consultation publique liée au Livre vert sur l'énergie, qui s'est clôturée le dimanche 24 septembre.

Parc éolien en pleine mer (offshore)

Il escompte une action dans cinq domaines, dont trois exerceront une influence directe sur la recherche européenne. Au cours d'une audition publique tenue le 22 septembre à Bruxelles sur le Livre vert relatif à la politique européenne de l'énergie, il a déclaré : « D'ici à 2050, l'UE devra extraire la majeure partie de l'énergie qu'elle consomme de sources exemptes de carbone, de même que les autres pays. Cet objectif doit occuper le coeur de la politique énergétique de l'Europe ».

Les cinq domaines politiques concernés sont les suivants :

  • un bilan énergétique stratégique de l'UE destiné à sous-tendre la politique européenne sur l'énergie, comprenant une feuille de route détaillée sur le mode de réalisation de cette perspective ;
  • une feuille de route à long terme pour les énergies renouvelables ;
  • un examen du marché intérieur de l'énergie et les résultats définitifs de l'enquête sur la concurrence dans le secteur de l'énergie ;
  • un plan prioritaire pour l'interconnexion et l'infrastructure (PPII) ;
  • une communication sur l'utilisation durable du charbon ;
  • une communication établissant un PPII dans l'énergie nucléaire au sein de l'UE, ainsi que le prévoit le traité Euratom.

Le commissaire s'est dit convaincu que le réchauffement climatique s'aggrave et que la politique européenne en matière d'énergie doit intervenir pour réduire les émissions de carbone et l'incidence environnementale de l'Europe. « Nous devons dès lors nous mettre d'accord, par le biais du bilan énergétique stratégique, sur des objectifs à moyen et à long terme clairs et précis de façon à augmenter progressivement la proportion d'énergie locale à faible teneur en carbone dans notre bouquet énergétique global, puis définir une trajectoire pour les réaliser », a-t-il affirmé.

Il a également remarqué que le développement de sources d'énergie neutres en termes de carbone constituerait une opportunité exceptionnelle pour l'industrie et la recherche. L'Europe détient à présent la suprématie mondiale dans les technologies nucléaires et renouvelables, mais les États-Unis lui livrent désormais une concurrence substantielle et il convient d'adopter une réaction appropriée. « L'on pense souvent que l'Europe, en s'attaquant activement au réchauffement planétaire avant ses principaux concurrents, crée une menace pour sa propre compétitivité. La question est donc de savoir comment renverser la situation et en faire un avantage pour l'UE », a-t-il demandé.

Afin de donner le coup d'envoi du processus, le commissaire a souligné la nécessité, en premier lieu, d'« apporter un changement décisif dans l'efficacité énergétique. Si je devais désigner une seule politique comme priorité, ce serait celle-là », a-t-il indiqué. Il a ajouté qu'il était indispensable de mettre à profit les 20 pour cent d'efficacité énergétique qui sont disponibles grâce aux technologies actuelles mais ne sont pas exploités.

À moyen et à long terme, il a noté que des plans s'imposaient pour développer à l'avenir le bouquet énergétique global en mettant l'accent sur les sources d'énergie à émission de carbone neutre, les sources d'énergie renouvelables et l'échange de quotas d'émission de carbone.

La deuxième partie de son discours était consacrée au marché intérieur européen de l'énergie, qui doit selon lui être achevé afin de parvenir à chacun des objectifs évoqués.

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