Après nous avoir emmenés à la découverte du Continent blanc avec son livre Antarctica, Greg Lecœur, le photographe sous-marin, revient aujourd’hui pour Futura sur son engagement pour la Planète. Depuis le Mexique, il nous parle avec autant de tendresse que d’enthousiasme et d’optimisme de ces océans qu’il aime tant.

Il y a quelques jours, il nous avait raconté cette expédition sur le Continent blanc qui a donné naissance à son dernier livre, Antarctica. Aujourd'hui, nous retrouvons Greg Lecœur au Mexique. Il est déjà pris par un nouveau projet. Guidé par son amour sans limites pour la nature et le monde sous-marinsous-marin. Et accompagné, cette fois, de l'apnéiste monégasque Pierre Frolla. « L'idée, c'est de reconnecter l'être humain avec la nature en mettant Pierre en scène en compagnie d'animaux emblématiques dans des décors somptueux », explique le photographe.

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Le projet a déjà emmené Pierre et Greg à la rencontre des baleines à bosse en Polynésie française. Au Mexique, c'est avec les raies mantasraies mantas et les otaries qu'ils espèrent partager des moments de grâce. Demain, ils se rendront au Groenland « pour plonger sous la glace et capturer ces structures sculptées par la nature ». Et encore du côté de l'île Maurice pour surprendre le cachalotcachalot.

« Ce livre sera avant tout poétique. Mais nous allons essayer ainsi de faire passer quelques messages, nous confie le photographe. En plongeant un peu partout dans le monde, j'ai vu des choses peu ragoûtantes. La pollution plastique qui augmente, notamment. J'ai aussi vu l'explosion du tourisme de massemasse. La première fois que je suis allé aux Philippines, je me souviens de cette plage sur laquelle il n'y avait qu'à peine deux guest houses, un petit restaurant et un club de plongée. Aujourd'hui, c'est Saint-Tropez ! » 

Pour Greg Lecœur, <em>« le problème aujourd’hui n’est plus que les gens prennent conscience de ce qui est en train de se jouer, c’est qu’il faudrait qu'ils passent maintenant à l’action »</em>. © Lia Aramburu, Adobe Stock
Pour Greg Lecœur, « le problème aujourd’hui n’est plus que les gens prennent conscience de ce qui est en train de se jouer, c’est qu’il faudrait qu'ils passent maintenant à l’action ». © Lia Aramburu, Adobe Stock

La solution est entre nos mains

« Pourtant, je veux rester optimiste. Des solutions existent. Il ne tient qu'à nous de les mettre en œuvre. Pour que les choses changent, nous devons, chacun, repenser notre manière de consommer. Par de petits gestes du quotidien qui peuvent vraiment faire la différence. Choisir des produits locaux, éviter les plastiques à usage unique, trier ses déchetsdéchets. Je ne dis pas que ce sera facile. Mais c'est possible », nous convainc Greg Lecœur avant de nous raconter l'exemple des baleines à bossebaleines à bosse.

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« Dans les années 1970-1980, elles étaient en voie d'extinction lorsqu'un moratoiremoratoire a interdit leur chasse en 1986. En 30 ans, les populations sont quasiment revenues à leur point de départ. C'est une belle preuve des capacités de régénération de la nature. Avant, on pouvait croiser des phoques moines dans les calanques de Marseille. La baie des AngesAnges, elle, tient son nom des requins-anges que l'on trouvait en Méditerranée. Ces espècesespèces ont quasiment disparu de nos régions. Mais il nous reste encore tellement d'espèces incroyables à protéger : des baleines, des tortuestortues, des dauphins, des requins. L'important, maintenant, c'est d'éviter de reproduire sur elles les erreurs du passé.

Je veux montrer toute la beauté du monde marin

Bien sûr, il faut continuer à parler de ce plastiqueplastique que l'on voit de plus en plus dans les océans. Ou des autres drames écologiques qui se jouent un peu partout sur la Planète. Mais moi, je veux aussi montrer la beauté du monde marin. Je veux vous émouvoir en vous rapprochant de tous ces animaux merveilleux que l'on ne connait pas assez. Je veux que vous puissiez vous y intéresser de manière positive.

Un des moyens pour y arriver, c'est de passer le message aux enfants. Ils y sont particulièrement sensibles. La beauté de la nature les touche, tout simplement. Et je crois vraiment que la solution passera par eux. »

En guise de conclusion, lorsque l'on demande à Greg Lecœur ce qu'il souhaite, pour cette année 2021 qui commence, voici sa réponse. « J'aimerais que nous gardions à l'esprit que nous avons tous notre pierre à apporter à l'édifice de la protection de la nature. Que nous passions enfin à l'action, chacun à notre échelle, en réduisant notre impact sur l’environnement dans la manière dont nous vivons notre quotidien. » Chiche !?