La ville de Sydney n'avait jamais connu un mois de mars aussi pluvieux. © Wojciech Wrzesień, Adobe Stock
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Des pluies records se sont abattues sur Sydney

ActualitéClassé sous :météorologie , Australie , catastrophe naturelle

La ville de Sydney a été de nouveau inondée en milieu de semaine. Le mois de mars est d'ailleurs le plus pluvieux jamais enregistré là-bas depuis le début des relevés météo.

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[EN VIDÉO] Comment faire face aux catastrophes naturelles ?  Chaque année de nombreuses catastrophes naturelles ravagent les pays du Sud. Malheureusement, avec le peu de moyens disponibles, la gestion de ces états de crise est souvent problématique. Sébastien Hardy, géographe de l’IRD (institut de Recherche pour le développement) nous parle au cours de cette vidéo des solutions envisagées par l’organisme pour traiter le problème. 

La capitale de la Nouvelle-Galles du Sud vient de battre un nouveau record : il est tombé 537 mm de précipitations au cours du mois, à Sydney, ce qui fait de mars 2022 le mois de mars le plus pluvieux enregistré depuis 1942. Le mois qui vient de s'écouler est également le sixième mois le plus pluvieux, tous mois confondus. Un constat d'autant plus étonnant que mars n'est pas d'ordinaire le mois le plus humide de l'année, avec 80 mm de pluie en moyenne. Les mois les plus pluvieux sont en général ceux de février et juin, avec plus de 100 mm. En milieu de semaine, plusieurs quartiers de Sydney ont été balayés par des inondations éclairs, contraignant de nombreux habitants à évacuer.

Depuis quelques années, le climat de Sydney semble en effet avoir évolué avec davantage de pluie l'été (en ce moment) et moins l'hiver. À quelques kilomètres de là, à Ballina dans la même région, il est tombé 919 mm en l'espace de quelques jours.

Un mois d'avril encore pluvieux en prévision

Depuis fin février, l'est de l'Australie est sans cesse confronté à des « rivières atmosphériques », des bandes de vapeur d'eau qui circulent dans l'atmosphère et donnent lieu à des pluies diluviennes sur les terres. Ces précipitations sont probablement liées au phénomène La Niña qui se prolonge pour la deuxième année consécutive et qui pourrait encore durer 5 à 6 mois. Cette anomalie thermique de l'eau du Pacifique a des conséquences sur le climat en Australie, mais il est aussi possible que le potentiel pluvieux des rivières atmosphériques ait également été renforcé par le réchauffement climatique.

Les prévisions des deux prochaines semaines semblent en tout cas indiquer des précipitations à nouveau au-dessus des normales jusqu'à mi-avril, sur des sols déjà saturés d'eau.

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