La connectique USB-C équipe la plupart des smartphones depuis deux ans. © Alex, fotolia

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USB-C, Thunderbolt 3 : comment se repérer ?

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L'USB-C (ou USB Type-C) apporte enfin la promesse d'un connecteur universel et réversible, permettant de charger son smartphone, sa tablette ou sa console portable, de connecter un disque externe ou même un écran 4K. Derrière l'idéal, il y a malgré tout un écosystème encore assez confus.

Revenons d'abord (rapidement) aux origines de la lettre C. Dans la norme USB, le Type-A décrit le connecteur de l'hôte, et le Type-B celui côté périphérique. L'USB Type-A, tout le monde connaît : c'est le connecteur plat qui équipe tous les ordinateurs depuis plus de 20 ans. Le Type-B classique est encore présent sur certains périphériques comme les imprimantes.

Avec la miniaturisation des appareils sont apparus de nouveaux formats plus fins : le Mini USB en 2000, suivi du Micro USB en 2007, qui est probablement le connecteur de votre smartphone Android s'il a plus de deux ans. Entre temps, la norme USB a également évolué pour prendre en charge des débits plus importants : 480 Mbits/seconde pour l'USB 2.0, 5 Gbits/seconde pour l'USB 3.0 et 10 Gbits/seconde pour l'USB 3.1.

L’USB-C, c’est quoi ?

L'USB Type-C est le port compact qui accompagne la norme USB 3.1, et qui entend corriger les défauts de ses prédécesseurs. Tout le monde connaît la caractéristique la plus frustrante de l'USB. Comme le dit une célèbre blague, il y a trois sens d'insertion d'un câble USB : le mauvais, le mauvais et le bon. Inspiré du Lightning d'Apple, l'USB Type-C est complètement symétrique et réversible. Idéalement, il élimine aussi la notion de connecteur hôte et périphérique.

Un appareil doté d'un port USB-C peut même délivrer jusqu'à 100 W sur une tension de 20 V pour recharger un autre appareil, sans être relié au secteur, et transmettre de l'audio et de la vidéo via la technologie Display Port. Bref, la connectique rêvée ? Un jour peut-être. Aujourd'hui, l'écosystème est encore assez divers. On trouve de plus en plus de smartphones qui adoptent l'USB-C, et Nintendo en a fait la connectique de sa Switch. Mais, par exemple, Google vend tout aussi bien des appareils utilisant l'USB Type-C (Pixel 3, Google Wi-Fi...) que le Micro USB (Google Home Mini). La connectique vieillissante reste notamment majoritaire sur les appareils d'entrée de gamme. De son côté, Apple commence à généraliser l'USB-C sur ses Mac et même sur les nouveaux iPad Pro, mais l'iPhone reste fidèle à son Lightning.

Le nouvel iPad Pro passe du Lightning d’Apple au standard USB-C. © Apple

Thunderbolt 3 : un éclair qui ajoute de la confusion

Et en parlant d'Apple, il faut évoquer le cas Thunderbolt 3 qui complique encore un peu la donne. Créée par Intel et adoptée très tôt par la firme de Cupertino, la connectique Thunderbolt permet de communiquer des données à un débit nettement plus élevé que l'USB. Initialement, il n'y avait aucune confusion possible : les deux premières générations de l'interface Thunderbolt utilisaient un connecteur identique au Mini Display Port.

La troisième génération, en revanche, est passée à l'USB Type-C. D'un côté, c'est une bonne chose : plus un standard est utilisé, mieux c'est. De l'autre, ça ajoute encore un peu de complexité. Regardez la tranche de votre portable. S'il est récent, vous verrez au moins un connecteur Type-C. Et celui-ci peut donc être un « simple » connecteur USB-C à la norme USB 3.1 ou un connecteur Thunderbolt 3. Les débits peuvent aller jusqu'au quadruple (10 Gbit/seconde pour l'USB 3.1 contre 40 Gbit/seconde pour le Thunderbolt 3), et des périphériques et câbles s'avérer incompatibles. Apple propose par exemple un MacBook 12 pouces en USB 3.1 et des MacBook Pro et MacBook Air en Thunderbolt 3.

Les portables intègrent de plus en plus l’USB-C ou le Thunderbolt 3. © Asus

Comment distinguer les deux ? Le port Thunderbolt 3 est censé être accompagné d'un petit éclair affublé d'une flèche, symbole du standard. Mais ce ne serait pas drôle si le premier concerné par le Thunderbolt 3 n'avait pas décidé, par souci esthétique, de ne pas l'afficher !

Un port pour les remplacer tous… Un jour !

Bref, la situation de l'USB-C est encore assez loin de l'idéal du « connecteur pour les brancher tous ». La bonne nouvelle, c'est que malgré ces complications, le connecteur Type-C gagne du terrain. Alors que l'on voit disparaître de plus en plus de connectiques standard comme le mini jack 3,5 mm, on peut au moins se réjouir du fait que l'évolution est en marche, même hésitante.

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