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Clés USB, cartes SD et disques SSD

Dossier - Le stockage des données informatiques
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Nous stockons toujours plus de données, un défi pour l’informatique. Cloud, disque dur, clé USB, carte SD : quel support choisir ? Peut-on encore faire confiance aux incontournables CD, DVD ou Blu-ray ? Quid de la mémoire flash ? Les réponses à toutes vos questions dans ce dossier spécial.

  
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La mémoire flash se décline selon différents formats physiques, offrant une capacité de stockage plus ou moins importante. Aujourd'hui, on peut en retenir principalement trois types : les clés USB, les cartes SD et les disques SSD.

Depuis 2016, la capacité des cartes SD a évolué pour atteindre 1 To avec un modèle de carte SD créé par SanDisk. © SanDisk

Légère, pratique, rapide, robuste, économe en énergie, fiable : la mémoire flash cumule les atouts pour devenir la remplaçante idéale des supports de stockage optiques et des disques durs classiques. Son seul souci reste sa capacité de stockage encore en retrait. Celle-ci devrait s'accroître, poussée par les besoins en mémoire rapide pour la vidéo en 4K notamment.

Les cartes mémoire SD

Plusieurs générations de cartes mémoire se sont succédé ou ont cohabité. Aujourd'hui, le format le plus répandu est celui des cartes mémoire SD et, surtout, son format pour les mobiles ou les petits accessoires électroniques : la carte microSD. Pour ces cartes, deux formats existent :

  • les cartes SDHC, avec des capacités de 4 à 32 Go ;
  • les cartes SDXC, au-delà de 32 Go.

Les clés USB

Après avoir mis au rebut les disquettes puis poussé les supports optiques vers la porte de sortie, les clés USB n'ont cessé d'augmenter leur capacité de stockage au fil des années. On en trouve de toutes les formes et de toutes les capacités. Aujourd'hui, c'est Kingston qui obtient le record avec une clé de 2 To. Étant donné sa taille, elle s'apparente plus à un disque dur externe qu'à une clé USB. Pour ces supports, l'interface USB va déterminer la vitesse de lecture et, surtout, d'écriture sur la clé. Les modèles les plus récents atteignent plusieurs centaines de Mo/s avec l'USB 3.0.

Le connecteur de Type-C, qui est réversible, commence aussi à apparaître. Généralement, les clés USB sont employées pour stocker et échanger des données et la capacité de mémoire dépasse rarement les 64 Go. C'est pourquoi, pour conserver leur marge, les constructeurs proposent souvent des systèmes de chiffrement intégrés. Dans ce cas, une puce est ajoutée pour réaliser l'opération de chiffrement.

En raison de leur profusion et de leur usage souvent limité à l'échange de fichiers, les clés USB doivent se réinventer. Depuis quelques années, de nombreux modèles intègrent des systèmes de chiffrement pour protéger les données stockées sur la mémoire de la clé. Ce modèle de Toshiba permet même de saisir directement un code pour accéder aux données. Avec cette clé, ce qui est certain, c'est qu'elle cache quelque chose d'important à protéger... © Toshiba

Les disques SSD

Le disque SSD (Solid-Stade Drive) est en réalité constitué de mémoire flash. Il combine de nombreux avantages. D'abord, il est 150 fois plus rapide en temps d'accès qu'un disque dur classique. Il est aussi deux fois plus économe en énergie, plus robuste, car non mécanique, plus léger et plus fin. En revanche, son gros inconvénient, c'est qu'il coûte beaucoup plus cher à capacité équivalente. Alors que les modèles traditionnels sont généralement de 2 à 4 To sur les ordinateurs actuels, leurs équivalents en SSD tournent autour de 512 Go.

Enfin, cette technologie a une durée de vie limitée à environ 100.000 cycles de lecture-écriture. Il faut retenir que cela peut tout de même emmener un disque au-delà de cinq années d'utilisation intensive. Pour l'utilisation normale d'un ordinateur, cela ne présente pas de souci. En revanche, ce n'est pas le cas pour les serveurs de stockage.

L'avantage du SSD, c'est qu'il est possible de passer outre les formats classiques des disques durs traditionnels. Dans cet exemple, plutôt que d'embarquer un disque SSD dans un boîtier de 2,5 pouces pour ordinateur portable, Samsung propose un format plus étroit baptisé « M.2 ». Il est souvent utilisé dans les ordinateurs de type ultrabook, très fins. © Samsung

Les disques hybrides (SSHD)

Pour disposer du meilleur des deux mondes, autrement dit d'une grande capacité et d'un temps d'accès aux données immédiat, les disques durs classiques se sont mêlés aux SSD. C'est ainsi que sont nés les disques SSHD. En général, ces disques disposent d'un peu d'espace de stockage (8, 16 Go) au format SSD. Il s'agit souvent de mémoire de type SLC, contrairement à la MLC utilisée habituellement sur les disques SSD. Elle ne permet d'enfermer qu'un seul bit par cellule, mais dispose d'une longévité bien plus importante.

À l'intérieur de ce disque dur SSHD, une carte électronique dispose de plusieurs modules de mémoire SSD et d'un contrôleur spécialement programmé pour stocker les données les plus souvent exploitées sur le disque dur classique. © Seagate

Côté disque dur mécanique, ce procédé permet de se passer d'une vitesse de rotation élevée et d'utiliser un moteur se contentant de tourner à 5.400 tours par minute. Pour augmenter les performances, le disque renferme un algorithme qui va analyser les fichiers que vous utilisez le plus et il va les stocker dans cette mémoire pour y accéder rapidement. Autrement dit, plus vous allez utiliser votre ordinateur et plus celui-ci va devenir réactif. L'inconvénient reste la fragilité du disque classique s'il est utilisé sur un ordinateur portable par exemple.