Pour la première fois grâce à l’atterrisseur Chang’e 5, des chercheurs chinois sont parvenus à détecter in situ la présence d’eau à la surface de la Lune. © dottedyeti, Adobe Stock
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La présence d’eau sur la Lune confirmée par une mission chinoise à sa surface

ActualitéClassé sous :lune , Eau , Chang'e 5

Alors que la présence d'eau sur la Lune avait déjà été confirmée par des observations orbitales et des analyses d'échantillons, une mesure in situ s'ajoute aujourd'hui à la liste des preuves. Restera à préciser la nature exacte et l'origine de cette eau.

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[EN VIDÉO] L'atterrissage de Chang'e 5 sur la Lune  L'Agence spatiale chinoise nous invite à revivre l'atterrissage de Chang'e 5 sur face visible de la Lune du 1er décembre 2020. L'atterrisseur s'est posé dans l'océan des Tempêtes pour une mission express de prélèvements d'échantillons. C'est la première fois depuis plus de 40 ans que des roches lunaires seront rapportées sur Terre. 

Il y a de l'eau sur la Lune. Ils sont peu nombreux ceux qui en doutent encore aujourd'hui tant les observations orbitales et les analyses d'échantillons semblent en apporter la preuve. Fin 2020, la Nasa a même confirmé la présence de molécules d'eau (H20) à la surface de notre satellite. Pourtant, aucune mesure in situ n'avait jamais encore pu être réalisée. Mais il faut parler au passé parce que c'est désormais chose faite. Grâce à l'atterrisseur chinois Chang’e 5.

En décembre 2020, il s'était posé sur la Lune, au nord de l'océan des Tempêtes. Sur l'un des basaltes les plus jeunes -- le site date tout de même de quelque deux milliards d'années -- de notre satellite. Avec pour objectif principal de prélever des échantillons et de les ramener vers la Terre. Mais avant cela, il a eu le temps de pointer son spectromètre minéralogique lunaire (LMS) sur le régolithe environnant.

La mission chinoise Chang’e 5 a analysé le régolithe et une roche de son site d’atterrissage. Elle y a trouvé des traces d’eau. © Lin Honglei, Académie chinoise des Sciences

Des résultats précieux, mais à préciser

C'est cet instrument qui a permis de déterminer la teneur en eau des roches situées dans le champ de vision de l'atterrisseur. Grâce à des mesures de réflectance spectrale, les chercheurs ont pu calculer que, dans certaines zones, le régolithe peut contenir jusqu'à 120 parties par million (ppm) d'eau -- sous forme d'hydroxyle (OH) ou de molécules d’eau. Alors qu'une roche qu'ils ont également analysée, elle, en contenait légèrement plus. Près de 180 ppm.

Les chercheurs expliquent que l'hydrogène nécessaire à la formation d'eau a pu être apporté là par le vent solaire. La roche, elle, pourrait bien provenir d'une unité basaltique plus ancienne et avoir été éjectée là. Sa teneur relativement élevée en eau suggère une source cachée sous la surface. Et si les analyses ne permettent pas de discriminer OH et H2O, elles restent en cohérence avec les analyses préliminaires des échantillons rapportés par Chang'e 5.

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