La mise en service récente du VST, le dernier télescope de l'ESO, s'accompagne de premières images très prometteuses. Sa caméra de 268 mégapixels vient de capturer un trio de galaxies dans la constellation du Lion, et bien plus encore.
Cela vous intéressera aussi

Le VST (pour VLT Survey Telescope) est à ce jour le plus grand télescope du monde destiné aux sondages du ciel en lumièrelumière visible. Sa caméra de 800 kilogrammeskilogrammes est constituée de 32 détecteurs CCD qui fournissent une image finale de 268 mégapixels. Placée au foyerfoyer d'un télescopetélescope de 2,6 mètres de diamètre, elle est capable de photographier un champ grand comme deux fois la Pleine LunePleine Lune.

C'est cette dernière possibilité qui va permettre au VST de se consacrer pour les cinq ans à venir à de grands sondages dans le ciel. Si l'on ajoute à cela que l'instrument est installé dans un site astronomique exceptionnel dans le désertdésert d'Atacama au nord du Chili aux côtés du VLTVLT, on comprendr qu'il a tout pour faire une jolie carrière. Preuve des performances du télescope, l'ESOESO vient de publier une image spectaculaire d'un trio de galaxies bien connu de la constellation du Lionconstellation du Lion.

Avec le VST, l'ESO possède désormais le plus grand télescope du monde destiné aux sondages du ciel en lumière visible. © ESO/G. Lombardi

Avec le VST, l'ESO possède désormais le plus grand télescope du monde destiné aux sondages du ciel en lumière visible. © ESO/G. Lombardi

Un champ céleste très riche

M 66, M 65M 65 et NGCNGC 3628 sont trois univers-îles situés à environ 35 millions d'années-lumièreannées-lumière qui ont une magnitudemagnitude d'à peu près 9. Leur découverte remonte à la fin du XVIIIe siècle, époque où des astronomesastronomes comme Charles Messier ou William HerschelWilliam Herschel quadrillaient littéralement le ciel pour en découvrir tous les objets. Jusqu'à présent seuls les astronomes amateurs pouvaient photographier le trio en une seule fois. Avec leurs télescopes à champ réduit les professionnels ne photographiaient qu'une galaxie après l'autre et devaient additionner plusieurs images pour obtenir une vision d'ensemble du trio.

Le VST offre désormais le champ d'un petit télescope associé à la puissance d'un instrument professionnel. Sur l'image ci-dessous proposée par l'ESO, on admirera bien sûr en tout premier lieu les trois célèbres galaxiesgalaxies. Mais en y regardant de plus près, on se rendra compte que le cliché est riche de bien d'autres choses, comme des petites taches floues qui trahissent la présence de galaxies très lointaines ou encore de fins tirets colorés (signatures laissées par des astéroïdesastéroïdes en mouvementmouvement). L'image héberge sans doute des astresastres beaucoup plus discrets et beaucoup plus exotiquesexotiques que le VST va traquer : naines brunes, exoplanètes, étoiles à neutrons ou trous noirs qui peuplent le halo galactique.