Cela vous intéressera aussi

Le bio est dans l'airair du temps. Et les cosmétiques n'échappent pas à la règle. Crèmes à base d'huile végétale, soins issus d'eau florale, cire ... La liste est longue. Mais contrairement à la nourriture, il n'existe pas encore de label unique et standardisé pour garantir qu'un produit cosmétique est bio. La porteporte ouverte à certaines dérives ?

D'après le Dr Myriam Cohen, auteur de Tout savoir sur vos produits de beauté , « l'argument marketing du 100 % naturel est souvent discutable. La cosmétique fait appel à la technologie et à la chimiechimie à tous les niveaux. Donc apposer nature et chimie n'a pas de sens. » Pour Myriam CohenMyriam Cohen, le fait de remplacer les conservateurs par des huiles essentielles ou de l'alcoolalcool ne constitue pas une amélioration, surtout pour les peaux sensibles. Selon elle, « après une oxydationoxydation dans l'air, les huiles essentielles peuvent provoquer des allergies. Or sur les 26 allergènes d'étiquetage obligatoire dans les cosmétiques, 16 se retrouveront dans les huiles essentielles. »

En résumé, le label Biolabel Bio ne garantit pas une meilleure tolérance et ne protège pas des réactions allergiques. Il signifie simplement que le produit correspond au cahier des charges de l'organisme certificateur. Une situation dénoncée par l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) et la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraude (DGCCRF) après la découverte en 2009, dans certains cosmétiques « bio », de parabèneparabène.

Source : Tout savoir sur vos produits de beauté, Myriam Cohen, éd. Flammarion, 956 pages

Voir aussi

Écolabel, Nutri-Score, étiquette énergie : comment ça marche ?