Santé

Comment fonctionnent les neurones olfactifs du nez ?

Dossier - Huit questions essentielles sur le nez et l'odorat
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L’odorat est l’un des cinq sens que possède l’Homme. Grâce au nez, nous pouvons ainsi sentir toutes sortes d’odeurs : les plus délicieuses comme les plus désagréables. Mais comment fonctionne notre nez ? Que se passe-t-il réellement dans la cavité nasale ? Notre dossier répond à huit questions essentielles sur le nez et l’odorat.

  
DossiersHuit questions essentielles sur le nez et l'odorat
 

La muqueuse olfactive humaine compte de l'ordre de cinq millions de neurones olfactifs. Ceux-ci transforment le message chimique des produits odorants en un message nerveux compréhensible par le cerveau.

Le message des produits odorants, comme les parfums. © Monicore, Pixabay, DP

On appelle les neurones olfactifs des neurones bipolaires parce qu'ils émettent d'un côté un axone qui part vers le bulbe olfactif et de l'autre une dendrite qui se termine par des cils. Les cils forment un feutrage (comme les poils d'une moquette) dont la surface totale de membrane représente cent fois celle de l'épithélium olfactif, soit environ la surface d'une main.

Pour qu'une molécule odorante atteigne les neurones olfactifs, elle doit d'abord traverser le mucus. Remarquez une chose au passage : le mucus étant essentiellement constitué d'eau, on « sent » dans l'eau, comme les poissons ou comme le fœtus dans le ventre de sa mère.

Les neurones récepteurs olfactifs (NRO) sont des neurones bipolaires. © Selket, CC by-nc 3.0

La molécule est ensuite livrée aux récepteurs olfactifs, portés par la membrane des cils (dont la grande surface développée permet d'héberger bon nombre de récepteurs). Si un odorant possède une structure convenable, il est reconnu par un récepteur et se lie à lui pour l'activer. L'activation du récepteur entraîne toute une cascade de réactions biochimiques à l'intérieur du neurone, pour aboutir à la génération de l'influx nerveux.

Un dernier point très important : chacun des neurones olfactifs exprime un et un seul récepteur olfactif parmi un répertoire de plusieurs centaines de gènes. Il semble que ce soit vrai aussi bien chez les vertébrés que chez les insectes, quel que soit le nombre de gènes de récepteurs. C'est une condition sine qua non pour que le message olfactif soit spécifique de l'odorant ; si chaque neurone exprimait tous les récepteurs olfactifs, il capterait tous les signaux chimiques : comment pourrait-on distinguer les odeurs dans ce cas ? Tout aurait la même odeur.