Peut-être devrions-nous tous surveiller de près le niveau de folates dans notre sang. Des chercheurs affirment en effet qu’une carence en acide folique a des conséquences irréversibles sur nos chromosomes.

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Il est recommandé aux femmes enceintes de prendre un complément d’acide folique. Mais, à en croire des chercheurs de l'université de Copenhague (Danemark), nous devrions tous être attentifs à nos apports en folates. Leur étude conclut en effet qu'une carencecarence en acide foliqueacide folique peut affecter gravement le processus de division cellulaire et de réplicationréplication de l'ADNADN, entraînant des anomalies chromosomiquesanomalies chromosomiques irréversibles.

Rappelons que l'acide folique correspond à une vitamine B que l'on trouve dans le brocolibrocoli, les épinardsépinards ou encore les champignonschampignons et les crustacéscrustacés. Et les carences en folates sont associées à des maladies mentales, à des démencesdémences liées à l'âge ou à des déformations du cerveaucerveau du fœtusfœtus, par exemple. Pour comprendre pourquoi, les chercheurs de l'université de Copenhague ont étudié les lymphocyteslymphocytes.

Le niveau de folates dans le sang peut être déterminé à partir d’un simple échantillon. Les chercheurs danois recommandent aujourd’hui un suivi généralisé. © StudioLaMagica, Fotolia
Le niveau de folates dans le sang peut être déterminé à partir d’un simple échantillon. Les chercheurs danois recommandent aujourd’hui un suivi généralisé. © StudioLaMagica, Fotolia

Certaines cellules plus sensibles que d’autres

Leurs travaux révèlent qu'une carence en acide folique entraîne à la fois des taux plus élevés d'anomalies chromosomiques et des anomalies chromosomiques plus prononcées que ce qui était soupçonné. « Et une fois que le mal est fait, il est irréversible », prévient le professeur Ying Liu. Car, ces anomalies se transmettent naturellement à toutes les cellules filles qui héritent ainsi d'un ADN défectueux.

Ces anomalies semblent toucher plus les cellules avec une séquence de bases nucléiques CGG particulièrement longue. Ainsi, les chercheurs prévoient désormais d'étudier les parties du génomegénome concernées afin de cartographier toutes les zones susceptibles d'être affectées par une carence en acide folique.