Nos animaux de compagnie, nous les aimons. Mais nous ne pouvons pas nier qu’ils ont un impact sur l’environnement. Qu’il est bien sûr possible de limiter. © famveldman, Adobe Stock

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Animal de compagnie : quel impact sur l’environnement ?

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Nos chats, nos chiens, nous les aimons. Beaucoup. À tel point, parfois, que nous nous voilons la face quant à l'impact que partager nos vies avec un animal de compagnie peut avoir sur l'environnement. Petit tour d'horizon.

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Aujourd'hui, 50 % des Français partagent leur foyer avec un animal de compagnie. Ainsi en 2018, une enquête Facco/Kantar TNS décomptait dans notre pays plus de 14 millions de chats et plus de 7,5 millions de chiens. Des chiffres qui progressent chaque année. Et c'est sans parler des 32 millions de poissons et des 12 millions d'animaux de basse-cour. Des rongeurs, des oiseaux, des animaux de terrarium et des chevaux, ânes et poneys.

En cette période de crise climatique, certains se posent la question de l'impact sur l’environnement de nos animaux de compagnie. Et en la matière, c'est surtout de l'impact de leur alimentation dont il faut se soucier. Rien qu'en France, ce sont près de 2 millions de tonnes d'aliments pour animaux qui ont été fabriqués. Nos chiens et nos chats sont tout particulièrement des consommateurs de viande. Or la production de cette viande est énergivore et à l'origine de l'émission de quantités de gaz à effet de serre.

En 2017, une étude montrait ainsi qu'aux États-Unis, chiens et chats sont responsables -- par leur alimentation, mais aussi par leurs déjections notamment --, chaque année, de l'émission de 64 millions de tonnes équivalent CO2. Une émission comparable à celle de quelque 13 millions de voitures !

Pour limiter l’impact environnemental de l’alimentation de nos animaux, il faut, comme pour nous, éviter les aliments suremballés et limiter le gaspillage. © fantom_rd, Adobe Stock

Animaux de compagnie et impact sur la biodiversité

Autre impact possible de nos animaux domestiques sur l'environnement : une augmentation du nombre de germes dans les cours d'eau. Des germes issus des déjections canines, mais surtout félines. Et qui peuvent être à l'origine d'une intoxication des mammifères marins, notamment, par la toxoplasmose. En cause, essentiellement, les propriétaires de chats qui vident les litières dans les toilettes ou en pleine nature.

L'impact de nos chiens et de nos chats domestiques sur la biodiversité a également été étudié. Ils sont ainsi accusés de faire peser une pression importante sur les écosystèmes en chassant, mais aussi en étant vecteurs de maladies ou en détruisant des habitats et en modifiant des territoires. Une récente étude sur des chats a montré que leur impact sur la biodiversité est dix fois plus important que celui d'un prédateur sauvage de taille comparable en tuant, autour de leur maison, entre 14 et 39 proies par hectare chaque année.

Mais des solutions existent pour limiter l'impact de nos chiens et de nos chats sur l'environnement. La première d'entre elles étant de contrôler leur nombre grâce aux opérations de stérilisation. Notamment concernant les chats qui, souvent, sortent non accompagnés. Et peut-être de se limiter à partager sa maison avec un seul animal. Autre possibilité : adopter son animal dans un refuge. Là encore, une belle manière de limiter le nombre de chiens et de chats en circulation.

Enfin, il ne faut pas oublier que malgré tout, nos animaux de compagnie ont aussi un impact positif sur nous (socialisation, baisse de tension et des maladies cardiovasculaires, diminution des dépressions, etc.). Et que, comme dans tout le reste de notre vie, si nous savons rester mesurés, leur impact sur l'environnement le restera également.

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