Les nuages noctulescents sont les nuages les plus hauts au monde : ils se forment à plus de 70 km d'altitude. © Martin Koitmäe, Wikipédia, CC by-SA 4.0

Planète

Nuage noctulescent

DéfinitionClassé sous :météorologie , nuage , mésosphère

Les nuages noctulescents — NLC pour NoctiLucent Clouds — se forment dans l'environnement particulièrement froid — environ -120 °C — de la mésosphère, c'est-à-dire entre 75 et 85 km d'altitude. Ce sont les nuages les plus hauts jamais observés. Un peu comme les cirrus, ils présentent un aspect filamenteux, mince et allongé. Ils sont de couleur bleue argentée due à la réflexion de la lumière du soleil sur les cristaux de glace de moins de 10 nanomètres qui les composent.

De même que les nuages nacrés, les nuages noctulescents ne s'observent que lorsque le soleil se trouve à quelques degrés — entre 6 et 12° — en dessous de l'horizon. Jusqu'à une à deux heures après (avant) que le soleil se couche (se lève) par exemple, du côté du nord-ouest (nord-est) pour un observateur situé dans l'hémisphère nord. L'astre du jour les éclaire alors par le dessous. Et la période la plus favorable à leur observation — toujours concernant l'hémisphère nord — se situe autour du solstice d'été. Car c'est l'époque où la mésosphère est la plus froide. Et le soleil finit (commence) sa course dans le ciel au plus près du nord.

Les nuages noctulescents apparaissent principalement à des latitudes comprises entre 50 et 70°. Mais avec le réchauffement climatique, ils ont tendance à « descendre » vers des latitudes plus basses. © petraboekhoff, Pixabay, CC0 Creative Commons

Nuages noctulescents : une part de mystère

Pour que l'on assiste à la formation de ces nuages, les scientifiques estiment qu'il faut de la vapeur d’eau, des poussières et des températures très froides. Les premiers nuages noctulescents ayant été observés au moment d'une éruption volcanique en 1883, ils y a longtemps était pensé que ces nuages résultaient de cendres volcaniques. Puis, les poussières météoritiques ont aussi été pointées du doigt. Et de plus en plus, les chercheurs attribuent la formation de ces nuages à la vapeur d'eau larguée par les lanceurs spatiaux.

Une autre piste évoquée est celle du réchauffement climatique. En effet, une hausse des émissions de méthane favoriserait elle aussi la concentration de vapeur d'eau dans la haute atmosphère. Une vapeur d'eau dont la condensation serait facilitée par le refroidissement de la mésosphère dû au réchauffement de la surface terrestre.

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