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Volet 2/3 de notre triptyque :
"Volcans magiques et fascinants"

Sur l'éruption du volcan Lopévi du 9 juin 2003 (11h local), dont le panache a atteint plus de 4 000 mètres d'altitude, on distingue de bas en haut : une coulée pyroclastiquecoulée pyroclastique ou nuée ardentenuée ardente, une colonne de cendres, une colonne de vapeurs © Vanair/Ph. Leloup

Les volcansvolcans du Vanuatu sont situés dans une zone de convergencezone de convergence (subductionsubduction) des plaques australienne et pacifique ; ils appartiennent à la "ceinture de feu du Pacifique (Ring of fire)" qui concentre près de 70 % de l'activité volcanique mondiale. Leurs magmasmagmas visqueux leur donnent un caractère explosif qui peut, associé à l'eau, toujours créer des événements exceptionnels (éruptions hydro-magmatiques de très forte magnitudemagnitude). Le cataclysme de Kuwae (entre les îles d'Epi et Tongoa) en 1452 pulvérisa plus de 25 km3 de roches dans l'atmosphèreatmosphère.

S'il est possible de détecter l'imminence d'une éruption, il est difficile de préciser à quel moment elle se produira ; certains volcans du Vanuatu sont en activité permanente (îles de Tanna et d'Ambrym), d'autres en sommeilsommeil depuis plusieurs décennies se réveillent et se manifestent par des activités de dégazagedégazage plus ou moins intense au travers de lacs de cratère (Aoba, Gaua). Lopévi, seul édifice du Vanuatu sans caldeiracaldeira semble animé de cycles réguliers (15/20 ans) d'activité et de sommeil. Les volcans sous-marinsvolcans sous-marins qui précèdent la formation des îles colorent les eaux de substances sulfureuses avant d'émerger puis de disparaître et réapparaître pour finir par former une nouvelle île.