Le risque inondation apparaît comme le principal risque lié au réchauffement climatique en France à l’horizon 2050. © Antonio Gravante, Adobe Stock
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Quelles seront les régions les plus touchées par le réchauffement climatique en France ?

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Avec le réchauffement climatique, les événements météorologiques extrêmes ont tendance à se multiplier et à s'intensifier. Y compris sur la France. Et en attendant la publication du deuxième volet du sixième rapport du Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, consacré aux conséquences du changement climatique, le groupe d'assurance Covéa s'est penché sur la question. Il publie un livre blanc qui détaille les risques à l'horizon 2050.

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Ce lundi 28 février 2022, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) rendra public le deuxième volet de son sixième rapport d'évaluation. Un volet consacré aux conséquences que le réchauffement climatique aura sur l'humanité. À son niveau, le groupe d'assurance Covéa - qui réunit notamment MAAF, MMA et GMF - vient, quant à lui, de publier un livre blanc qui donne une idée de ce que nous devons attendre en la matière pour la France. Et tout particulièrement concernant les événements météorologiques extrêmes.

Inondations torrentielles sur la Côte d'Azur, orages diluviens sur la région cannoise, crue exceptionnelle de la Seine, passage de cyclones de catégorie 5 à Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Depuis 2015 déjà, notre pays connait une hausse marquée de la sinistralité - comprenez des pertes - liée aux événements naturels. Et avec le réchauffement climatique qui s'annonce, la situation n'ira pas en s'améliorant.

Un risque accru d’inondations

Évolution des débits de crue de référence de période de retour décennal (1/10 ans) par bassin versant sous l’impact du changement climatique à l’horizon 2050. © Livre blanc Covéa

Premier risque majeur identifié par les experts de Covéa pour la France : les inondations. Les crues dites lentes - résultat de pluies abondantes et durables qui font monter les débits des cours d'eau - seront ainsi amenées à se multiplier notamment sur un large quart nord-est et dans le sud du pays où une augmentation de plus de 30 % est prévue. La sinistralité liée à ce phénomène devrait, quant à elle, augmenter de 110 % à l'horizon 2050. Les crues torrentielles - résultat de pluies intenses et brèves dans le temps - augmenteront également. À la faveur, par exemple, de précipitations aujourd'hui décennales qui se produiront dans le futur tous les 4,5 ans. Résultat : une hausse de 130 % de la sinistralité due aux crues éclairs et aux ruissellements associés. Sachant que déjà, entre 1982 et 2020, ce sont près de 22 milliards d'euros qui ont été versés au total pour indemniser les victimes d'inondations en France.

Un risque sécheresse qui se renforce également

Évolution de l’indicateur d’humidité des sols multi-modèles à climat futur (H2050 – 2035-2065) sous scénario RCP 8.5 en comparaison du climat actuel (Référence 1970-2005). © Livre blanc Covéa

Les travaux menés par les experts de Covéa montrent que les sécheresses vont s’accentuer sur tout le pays. Et ce, quelle que soit la saison. Mais c'est le « croissant argileux » - comprenez le Bassin parisien, les Hauts-de-France et le Centre-Est - qui devrait être le plus touché. Les épisodes sévères pourraient même afficher une hausse de 70 % à l'horizon 2050. Entraînant une augmentation de la sinistralité de l'ordre de 60 %. Entre 1989 et 2020, ce sont plus de 15 milliards d'euros qui ont été versés pour indemniser les victimes de la sécheresse dans le pays.

Une grêle qui s’intensifie

Évolution de la sinistralité annuelle liée aux épisodes de grêle d’ici 2050. © Livre blanc Covéa

Concernant les épisodes de grêle, les travaux des experts de Covéa montrent qu'à l'horizon 2050, les mêmes territoires seront toujours impactés. Mais d'autres pourront commencer à être touchés. Avec surtout, des situations orageuses grêligènes qui augmenteront de plus de 40 %. Faisant monter la sinistralité de l'ordre de 20 %.

Pas plus de tempêtes

Les tempêtes, quant à elles, ne devraient pas connaître d'évolution significative dans les prochaines décennies. Ni concernant leur fréquence ni concernant leur intensité.

Et il faudra finalement s'attendre, à l'horizon 2050, à une augmentation globale de la sinistralité due aux phénomènes météorologiques extrêmes de l'ordre de 60 %.

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