Alors que l’Organisation météorologique mondiale vient tout juste d’officialiser un nouveau record de chaleur enregistré en Antarctique en février 2020, c’est la météo de toute la planète qui semble perdre la tête. Prêts pour un tour du monde apocalyptique ?

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C'est un peu comme le pire des cauchemars qui devient réalité. Comme si notre planète voulait nous donner un aperçu des effets du réchauffement climatique. Le tout au même moment, en mode ultra concentré.

Il fait chaud… trop chaud !

Du côté de l'ouest du Canada et des États-Unis, il est presque inutile d'y revenir tant nous en avons déjà parlé, un « dôme de chaleur » a fait monter le mercuremercure jusqu'à pulvériser les records établis. 49,6 °C ont été enregistrés à Lytton (en proie aux flammes, la petite ville a été évacuée). Une température si élevée à 45° de latitude nord, c'est du jamais vu de mémoire d'Homme.

Ailleurs dans le monde, des records de chaleurchaleur ont aussi été enregistrés. Saint-Pétersbourg (Russie) a ainsi connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. Avec une température moyenne de 21,4 °C pour un ancien record établi à 20,5 °C en 1999 et des normales plus de 5 °C en dessous ! Le 23 juin, on a même enregistré une température de... 35,9 °C !

En Sibérie et du côté de l'Arctique aussi, les températures ont été anormalement hautes. Avant même le solstice d'étésolstice d'été, ce ne sont pas moins de 31,9 °C qui ont été enregistrés à Saskylah (Russie), au-delà de 70° de latitude nord.

Même scénario du côté des Pays-Bas ou d'Helsinki (Finlande).

Le tout menaçant de faire éclater, dans les jours à venir, de violents feux de forêt en divers endroits du globe.

En Colombie-Britannique (Canada), plus de 40 incendies sont en cours. Et quelques heures après que Lytton ait établi un nouveau record de température pour le Canada, la ville a été réduite en cendres. Un ordre d'évacuation avait été donné peu avant.

Des images folles des incendies en Colombie-Britannique (Canada) capturées par les satellites ce 30 juin 2021. © Nasa, <em>Earth Observatory</em>
Des images folles des incendies en Colombie-Britannique (Canada) capturées par les satellites ce 30 juin 2021. © Nasa, Earth Observatory

Pluies, grêle, ouragans, tout un programme

La France, quant à elle, a été durement touchée par de violents orages. Une véritable tempête de grêle s'est abattue dans les Vosges, en cette fin de mois de juin 2021. Jusqu'à 80 centimètres accumulés dans les rues.

L'Allemagne n'a pas été épargnée non plus. Le sud du pays a connu, fin juin, des inondationsinondations éclair !

Idem du côté de Moscou. La ville a été balayée par une violente tempêtetempête. Quelque 50 millimètres de pluie sont tombés en moins de six heures. Et des éclairs ont causé de nombreux dégâts.

Du côté de l'Atlantique, la saison des ouragansouragans a débuté sur les chapeaux de roues. Ce 1er juillet 2021, les météorologuesmétéorologues avaient déjà nommé cinq tempêtes. Et un record de plus ! La cinquième tempête nommée la plus précoce l'avait été un 6 juillet. C'était... l'année dernière !

Des records de froids, aussi

Et pendant ce temps, en Amérique du sud, ce sont des records de froid qui ont été battus. De loin, parfois. Comme à Ascension de Guarayos (Bolivie) qui a enregistré 1,2 °C, pulvérisant un précédent record établi en août 1985 de 4 °C. Au Paraguay, la température est même descendue jusqu'à -7,4 °C. Là encore, un nouveau record.