En matière de réchauffement climatique, une barre vient d’être franchie. Pour la première fois, la moyenne des températures sur les 20 dernières années dépasse de 1 °C celles de l’ère préindustrielle. Et selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), « nos émissions de gaz à effet de serre ont propulsé notre Planète sur un terrain inconnu avec de graves conséquences pour les générations actuelles et futures ».

Alors qu'à Glasgow s'ouvrait la 26e Conférence des parties signataires de la Convention-Cadre de l'Organisation des Nations unies sur les changements climatiques, celle que l'on nomme la COP26, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) publiait la version préliminaire -- elle couvre seulement les neuf premiers mois de l'année -- de son rapport annuel State of the Global Climate. La bonne nouvelle, c'est que 2021 ne semble pas vouloir se hisser sur le podium des années les plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène La NiñaLa Niña ayant contribué à « refroidir » la planète. Toutefois moins que la dernière fois, puisque l'année 2021 restera d'au moins 0,18 °C plus chaude que 2011.

L'autre mauvaise nouvelle, donc, c'est que pour la première fois, la moyenne des températures sur les 20 dernières années se fixe à plus de 1 °C au-dessus des températures de l'ère préindustrielle. À 1,09 °C au-dessus, pour être exact. Et l'OMM comme d'autres auparavant prévient qu'au « rythme actuel d'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, nous verrons une augmentation de la température, d'ici la fin de ce siècle, dépassant largement les cibles de 1,5 et même de 2 °C fixées par l'Accord de Paris sur le climat ».

La Terre change sous nos yeux !

Ceux qui retiennent particulièrement l'attention cette année, ce sont ceux que les chercheurs appellent les événements météorologiques extrêmes. Une caniculecanicule dans l'ouest de l'Amérique du nord cet été et des températures record avec pour conséquence des fontesfontes massives dans les glaciersglaciers et des centaines de décès. Une chaleurchaleur exceptionnelle au Groenland au mois d'août avec, pour la première fois, de la pluie enregistrée du côté de Summit Station. Dans le même temps, des chaleurs extrêmes sur la Méditerranée. Des ouragansouragans dévastateurs. De graves inondationsinondations sur l'Allemagne et la Belgique. Des précipitationsprécipitations extrêmes du côté de la Chine. Plus que la moyenne annuelle tombée en un seul jour. Et là aussi, des centaines de décès à la clé.

« Les scientifiques sont clairs sur les faits. Désormais, les dirigeants doivent être tout aussi clairs dans leurs actions. La porteporte est ouverte. Les solutions sont là. La COP26 doit marquer un tournant. Nous devons agir maintenant -- avec ambition et solidarité -- pour sauvegarder notre avenir et sauver l'humanité », a déclaré dans un communiqué Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies dont émane l'OMM.